27 juin 2009
"Courez toujours après le chien, jamais ne vous mordra ;
Buvez toujours avant la soif, jamais ne vous adviendra."
(Maître Alcofribas Nasier, alias François Rabelais)
Si vous voulez m'écrire, voici l'adresse :
gnafron.delyon@laposte.net
mais si c'est pour me dire des choses disagriables, autant les garder pour vous !
Gnafron
J’ai reçu, sur ma messagerie électronique, une histoire que m’a envoyée le Jean Belu, que souhaite vous la raconter, dans l’espoir que vous l’apprécierez.
Je vous la livre donc derechef ci-dessous, avec d’autant plus de plaisir que je n’ai, moi-même parsonnellement, plus le temps de tenir la plume du Journal de Gnafron, à cause que j’ai du travail à regonfle et, qu’en plus, j’ai aussi une nouvelle voisine qu’y faut que j’aide à emménager et pis aussi à renseigner sur tout un cuchon d’autres choses, attendu qu’elle vient d’un pays de l’estranger, qu’elle est très jeune et très chenuse... et qu’y faut bien s’entraider.
Gnafron
Un sacré charivari.
Bien le bonjour à vous, chenuses colombes et gentilles fenottes. Salut les gones et braves mamis…
Celle que je vais vous bajafler, si vous en voulez bien, remonte aux temps anciens d’autrefois. Quand même pas ; comme disait le Touane Favre ; du temps où Jésus Christ était garde champêtre à Saint Julien sur Bibost. Non, quand même pas !...Mais du temps où le grand père que je suis à cha peu devenu était encore un miaillon qui se propageait à quatre pattes.
Aujourd'hui, quand on parle de cette période, il est de bon ton de prendre un air grave en roulant des gobilles, comme un miron qui caque des mats de cocagne en travers. On dit généralement, après avoir regardé à gauche et à droite, c'était pendant les années sombres de l'occupation…
Allons, zenfants, restons sérieux ! A qui ferez vous croire que l'esprit lyonnais, l'esprit de Guignol qui rit de ses misères n'avait plus cours durant cette période. Les vieux, qui me l'ont racontée en se tapant sur les cuisses, en rient encore à se décrocher le râtelier bien des années plus tard. Ils le font en essuyant la petite larme au coin de l'oeil ; comme si qu'y zavaient des regrets de cette époque. Oui bien...Oui bien : c'était leur jeune temps et voilà...
La maison où s'est passée l'histoire, faisait comme un L majuscule à deux branches égales, elle avait cinq étages, presque un gratte-ciel pour l'époque. Il y avait bien sûr, point d'ascenseur et, si mes souvenirs me jouent pas des tours, quatre portes par carré.
La concierge habitait au rez de chaussée, une petite épicerie qu'elle tenait toute seule, son mari n'étant jamais revenu de la guerre de quatorze. Elle s’'appelait Mame Muche, la concierge, oui. Elle ressemblait franc à la meman du Michel Sardou, mais en catégorie poids lourd, si vous voyez ce que je veux dire. Une maîtresse femme, mame Muche, un caractère entier, qui fallait pas trop y aller contre ou alors ça tardait pas à y avoir des turbulence dues au déplacement d'air engendré par son gabarit d'artilleur. Attention à l'atterrissage accrochez vos ceintures. C'était clair et direct comme on dit chez nous avec délicatesse:Elle vous emballait pas rien la mouscaille dans du papier de chocolat.
Les gens, que sont de bien méchant monde, en disaient bien sûr pas des sucrées sur elle; mais dans son dos. Autrement elle te leur aurait carrément foutu une atousée pas piquée des artisons, un revire Marion à leur enlever les cigales qu'y zavaient dans le cotivet. Non mais...des fois?
Quand on la prenait mal -et fallait pas chercher beaucoup, pour le faire- on déclanchait sa voix de centaure. Que même les sirènes qui nous appelaient aux abris à coté de ça, disons pour comparer, c'était de la petite musique de nuit. Même la sentinelle des troupes d'occupation, fier guerrier casqué d'acier et botté de cuir qui gardait je ne sais plus quoi ,ou je ne sais plus qui, de l'autre côté de la rue, en restait agrogné au fond de sa cadolle et ne bougeait plus ni pied ni patte de son tabagnon en attendant la relève.
Voilà pour la mère Muche:on vous aura averti.
Au premier, habitait un couple particulier, du fait qu'ils étaient sourds et muets tous les deux, lui, relieur de son métier, artet en diable, roi de la dorure et du tranchefile. Elle, s'occupait de son ménage et comme elle s'y démenait en silence, c'est sûr que ça changeait avec toutes ces sampilles qui savent faire rien de rien sans faire aller le battillon, fumelles acariâtres sans cesse à gongonner après nous les zommes, pauvré diables qué nous sommes... comme dit la sansson. Souriante, gentille, démenette, une sacré fenotte, les anges du paradis à coté d'elle vous semblaient de vieilles poules à bouillir. Pensez : jamais un mot plus haut que l'autre et pour cause...enfin:quand même, soyons pas méchants.
Sur le carré du dessus, pil poil au dessus, logeait la famille Méru,le père,la mère et trois miaillons. Un cuchon de Méru que c'était : toujours à chougner, à courater,à jouer aux gobilles à caca-boson dans les escayers, brèfle,on pouvait pas les louper. Comme à la cé ène cé effe: Attention, regardez avant de trabouler:un Méru peut en cacher un autre. Bref, comme disait Mame Muche : ça pilulait sec.
Le gilou, le lulu et la Suzon Méru. Oui, la Suzon, qu'on y disait cenpoton pour la faire bisquer parce qu'elle donnait un peu des airs à un petit barricot sur pattes. Elle avait des lunettes rondes et des kikis, c'était la mode les kikis, on avait pas un troc d'arton à becter, mais des rubans y nous en restait à Lyon alors longue vie aux kikis. La Suzon Méru, on aurait franc dit une Josyane Balasco en modèle réduit, sous un gros noeud papillon, un peu genre compression à la César -pas Jules non, l'autre, le recycleur- César Baldacintruc chose, le barbu qu'a fait le patineur acque des vieilles barafutes rouillées soudées au cétylène que j'aurais pas voulu payer les bouteilles... Quand on y voit, on se demande toujours comment que ça s'abouse pas. On dirait franc un éprouvantail qu'aurait marché sur un bouchon de limonade. Voui, voui ! De lare concomprend rien comme y disent! Que ça vaut des espinchaux pis des cabassées d'escalins à en faire peter la cachemaille de l'écureuil. Dire qu'on se tarabuste l'entendement en serchant quoi faire des équevilles !
Mais je m'éloigne, revenons à nos Mérus, on se croirait au jeu des sept familles. Bon... Le père, c'était une grignette, bronzé comme un claqueret avec une grosse moustache sous un crâne d'oeuf. Genre l'acteur de cinéma que je me rappelle jamais son nom...vous savez bien. Voilà : le Gérard Jugnot, en plus petit. Quand il arrivait, sa moustache le précédait, moustache en balayette qui lui valait des surnoms gratinés comme seuls les gones savent en donner, le plus poétique étant brossacu, allez donc savoir pourquoi?
La mère, elle, compensait par une surabondance mammaire qui nous éblouissait, la frêle constitution de son époux. Ce n'était pas sa moitié mais son double. Elle chérissait un miron faux jeton qui adorait se coucher de tout son long sur ce promontoire ne devant... et derrière aussi, rien au silicone. Bref quand vous saurez que les deux autres bénazets, le Gilou et le Lulu semblaient sous leurs bérets ronds bien emboîtés à deux bébés girolles toujours mâchurés et enchifrenés vous aurez fait connaissance avec la sainte famille.
L'histoire se passa par une nuit sans lune et sans alerte, bien après minuit. D'un seul coup, d'un seul, ça se mit à chapoter, à chapoter... Des badabims, des badaboums... De plus en plus fort, des coups énormes qui résonnaient dans les escayers, à croire un bombardement et pourtant personne avait entendu les sirènes. Un raffut du diable à réveiller les morts de Loyasse à la Guillotière en passant par Cusset et puis des cris, des cris à vous dresser le poil. Des cris abominables à vous lever la petariffe, une horreur de charivari. Personne n'osait bouger, tout le monde pensait aux verts de gris et après le couvre feu fallait pas rien les emmargailler les doryphores: y z'y appréciaient modérément. Because, l'esprit d'outre Rhin mon neveu…
Tout le monde reste agrobé au bardanier en priant la Marinette d'en Fourvière de faire cesser cette affreuseté, mais le déluge de coups continue, la maison en tremble. Si ça dure, tout va tomber en bave, c'est quasi la tour Pitrat infernable… Les derniers jours de Pompe… La charge de la brigade légère... La chenille de la vogue à Perrache… Reischoffen et du sicoti dans les houblonnières... Ou plutôt, comme y disent en Ecosse « le monstre d'Elliot-Ness»...
Alors là, guerre ou pas guerre, couvre feu ou quartier libre, .ça commence à bien faire et dans ce buildinge qui vacille et qui va tomber de Caraîbes en cirage. La mère Muche, la concierge qui n'aime pas bien qu'on la cherche, la mère Muche dis-je qui ne supporte pas qu'on lui vole son sommeil, saisit son balais et vêtue de sa robe de chambre qui a vu la grande guerre, a vraie, s'élance, à borgnon, à l'assaut des escayers en se dirigeant, tout comme les grognards de l'empereur au son du canon vers le palier du drame. Arrivée devant la porte des Méru, qui qu'elle voit, la mère Muche? Qui qu'elle voit? Enveloppé du long suaire d'une chemise de nuit au pantet conséquent, le bonnet de coton de traviole, sautant sur place dans une danse digne d'un chef indien ? Le sourd muet, mes belins, le sourd muet, mes braves gones, qui dégognait quasiment la porte à coups de poings, à coups de pieds, à coups de darnier, tandis que, de l'autre coté, le père Méru, le trouillomètre à zéro gueulait d'une voix pleine de juste courroux : qui que c'est ? Qui que c'est t-y ? vain bleu ! Si vous ne dites pas qui que c'est, moi j'ouvre pas !
La mère Muche a eu tôt fait de mettre les points sur les i : C'est le muet! C'est le muet, sac à papier ! Ouvrez, enfin!
Tous les gens se retrouvèrent en chemise sur le carré. Après complément d'enquête on s'aperçut que le père Méru ayant une fuite d'eau était en train d'inonder les deux sourds muets qui n'en pouvaient mais. Pour couronner le tout, cerise sur le gâteau, rhum sur le baba, le rideau de fer de l'épicerie de la mère Muche, laissant filtrer un trait de lumière. La brave sentinelle de l'armée d'occupation qui s'ennuyait dans sa guérite, n'en ayant guère, d'occupation, après un magistral coup de sifflet à roulettes décida de faire parler la poudre en se payant un carton comme à la vogue. Du coup, fin du réveillon, tout le monde retourna se coucher en vitesse. La mère Muche, bien sûr, incendia le fusilleur en des termes choisis où les mots artoupan, cogne-mou, pillandre, qui revenaient souvent plongèrent le factionnaire dans une profonde hébétude.
Le lendemain, il parait qu'il en demanda des essplications au bistrot d'à coté : was ist Artoupanne ?
Bref ! Je n'ai jamais pu savoir s'il a enfin compris...
Méru coupa l'eau... On donna la main aux muets pour éponger. La balle avait traversé le chéneau de descente des eaux qui passait près de la porte du mazaguin. On pouvait encore admirer l'impact dans les années soixante et pis y ont refait les façades et la zinguerie ... Aujourd'hui y a plus que moi qui m'en souvienne.
Et voilà, une page d'histoire de France et même d'histoire de Lyon qui se tourne.
Et la mère Muche ? Et ben ils l'ont même pas décorée ... Pourtant y z'en ont décoré des cuchons d'autres et des finauds qui en avaient bien moins fait. Voui voui, décoré comme des sapins de Noël ...Dame...
On avait encore des rubans à épuiser et c'était pas la Suzon Méru et ses copines qu'avaient vidé les stocks acque leurs kikis.
Comme quoi, c'est toujours les mêmes qui se font tuer comme disait aussi le Touane Favre
En conclusion finable, si vous aussi vous vous demandez : Wass ist ein Artoupan ? Allez donc aux cours de parler Lyonnais des amis de Lyon et de Guignol, y a ben encore des braves gones qui vous y essquepiquerons et pis beaucoup d'autres mots encore.
Jean Belu
03 janvier 2009
EXIL
"Je suis né en exil, le jour même où j'ai constaté le décalage entre mon système métrique décimal et celui du pouvoir."
Manuel Vaszquez Montalban (Questions marxistes)
11 novembre 2008
"La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner."
Warren Buffett (cité par François Ruffin dans La Guerre des classes.)
14 juin 2008
Sous le ciel irlandais...
Ah ! ces commentaires des commentateurs patentés sur les vilains Irlandais qu’ont eu le toupet de dire Non au traité européen que les chantres éclairés du libéralisme avancé avaient concocté à l’esqueprès pour faire l’Europe tout bien comme il faut !
Non mais qu’est-ce que c’est que ces peuples d’Irlande, de France ou d’ailleurs, qui croient que quand on les interroge c’est pour qu’ils donnent leur avis ! Y z’ont pas compris que le référendum c’est comme quand le maître d’école y vous pose une question : vous devez réciter la leçon que le maître vous a expliquée. Et puis aussi dire Merci.
Velà donc le peuple d’Irlande, après ceux de France et des Pays Bas, qui se pique de donner son avis ! Non mais pour qui y se prennent ces gens du peuple !
Si on n’y met pas le holà, jusqu’où ira-t-on ? C’est toujours pareil acque les gens du peuple : on leur donne un doigt et y vous prennent tout le bras. On leur donne le droit de vote et y z’en profitent pour donner leur avis. Encore un peu et y voudront décider !
C’est comme pour la crise de la finance internationale qu’est pas du tout liée à la cupidité et à la voracité des financiers. Non, non, non. C’est, nous expliquent les journalistes salariés de la presse officielle, à cause que les américains pauvres on voulu s’acheter une maison alors qu’y z’ont même pas les pécuniaux pour se la payer. Salauds de pauvres !
Mais y paraît que les zélites intellectuelles et financières du libéralisme avancé ont trouvé la parade : y vont dissoudre le peuple. Comme ça y pourront décider, bien tranquillement entr’eux, ce qui est bon pour la marche du monde… et aussi pour leurs intérêts. Ah ça mais !
Pour moi parsonnellement, je demanderais bien l’asile politique en Irlande. Mais y a un truc qui me tracasse : y paraît que les Irlandais n’ont pas encore inventé les pots de Côtes du Rhône. Y z’en sont réduits à ingurgiter une espèce de buvande à base de grains de seigle qu’y z’appellent le rye et qu’est, à ce que prétend le père Coquard, une sorte de ouiski.
Je crois donc que, tout en rêvant à l’Irlande, je m’en vais continuer à faire de la résistance sur les Pentes de la Croix Rousse, où il n’y pas plus d’orangers que sous le ciel irlandais, mais où les pots de Côtes abondent.
Gnafron
31 mai 2008
Me revelà !
’ai été si tant tellement abasourdi par les résultats des zélections municipables yonnaises que le crayon m’en est tombé des mains. Conséquemment, velà plus de trois mois que je n’ai pas écrit un mot sur ce blog.
Bien sûr, j’ai été bien content que le candidat du Chanoine de Latran y se soit pris une veste et si tellement que je crois que plus personne, à Lyon, ne se rappelle même de son nom. Mais, par ailleurs, d’un autre côté, le fait que Gégé 1er, le Louis Philippe de l’Hôtel de Ville, y soit réélu ; et même au premier tour ; ça m’a donné une envie de gerber comme si j’avais ingurgité tous les excédents du Beaujolais Nouveau de l’année passée. Une envie de gerber qui ne m’a pas encore passé, malgré l’abstinence draconienne à laquelle je me suis astreint depuis ce jour funeste.
Qu’un tireur de ficelles aussi inconsistant, un Judas patenté, un renégat chronique et fier de l’être, un fossoyeur des idéaux de la Gauche, puisse être ainsi réélu, c’est à vous faire douter du suffrage universel !
Les affaires publiques avaient déjà tendance à me rendre franchement mélancolique depuis quéque temps. Après les zélections municipables, je me suis dit, qu’à tout prendre, y vaudrait encore mieux commenter l’horoscope ou les matchs de football, voire même parler d’amour, quitte à ce que l’ami Georges me foute son poing sur la gueule…
Mais velà que le Gégé Merdelion, revendiquant sa victoire tout autant que ses reniements, se prend à vouloir faire la leçon à ce qu’il reste de gens de Gauche à l’intérieur du Parti Socialisse. Velà qu’il veut « peser » au niveau national et exporter son « modèle yonnais » en déposant une « Contribution » pour le prochain Congrès des Socialisses. Sa mégalomanie n’était, depuis longtemps, qu’un secret de Polichinelle, mais là ça dépasse tout mesure ! Déjà que la Gauche est mal en point, ce n’est vraiment pas le moment de laisser le Merdelion la dévoyer jusqu’à l’extrême centre.
Je m’en vais donc devoir reprendre du service. Le temps de tailler mon crayon et je m’en reviens sur ce blog.
A la revoyure donc !
D’ici là, tâchez moyen de vous bien porter et de boire frais, si faire se peut !
Gnafron
20 février 2008
On trouve de tout, sur Gégé.com...
Maginez-vous que je m'en suis allé jeter un oeil sur le blog de campagne du Louis-Philippe de l'Hôtel de Ville, dit Gégé 1er. Et là, je suis tombé sur une interwiouve que l'ami Philippe Meirieu aurait accordée à propos des zélections municipables. Cette interwiouve elle contient un tel cuchon de flatteries sur le Merdelion que je n’en ai pas cru mes quinquets. !
Faut vous dire que j'ai, pour le grand pédagogue qu'est Meirieu, un respect que seul égale le mépris que Gégé 1er témoigne aux esprits libres et aux militants de gauche. C'est vous dire !
J’ai donc été profondément meurtri par ce morceau de flatteries approximatives. Si tellement, que je me suis décidé à le commenter à la façon que certains professeurs corrigent les copies des élèves. Vous trouverez ci-dessous la copie en question.
Mais, tout en fesant cet exercice, y m’est venu comme un doute… Alors j’ai écrit un petit mot à Meirieu pour lui faire part de ma déception en découvrant un éloge aussi peu vraisemblable. L’ami Meirieu, qu’est vraiment un brave gars, m’a répondu le jour même. Il m’a écrit qu’il ne voyait pas ce que pouvait être l’éloge auquel je fesais référence. Je lui ai donc envoyé copie du texte que s’agit et indiqué le lien pour y accéder. L’ami Meirieu m’a de nouveau répondu, et, avec ce style elliptique qu’emploient les gens intelligents quand ils espèrent s’adresser à des gens qui ne sont pas trop bêtes, il m’a précisé « qu’il ne se retrouvait pas vraiment dans les propos qui lui étaient attribués ». Il m’a aussi indiqué les conditions de cette prétendue interwiouve, et puis encore quelques autres détails qui relativisent beaucoup les louanges dithyrambiques que l’on peut lire sur le blog de campagne du Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville. Mais, bon, je n’en dirai pas davantage.
Je laisse à l’ami Meirieu le soin de rectifier par lui-même les propos qu’on lui a si ridiculement attribués.
Gnafron
Philippe Meirieu
Professeur d’université
Quelle image avez-vous de Lyon ?
Avant Lyon était une ville (Avant quoi ? Avant GC ?) un peu endormie et poussive. Elle donnait l’image d’une ville froide tant par ses habitants (Généralisation un peu hâtive et pas très aimable pour les Lyonnais d’avant GC) que par son comportement (Le comportement de la ville ?). Mais aujourd’hui, elle est devenue plus humaine, plus chaleureuse, plus accueillante, plus conviviale ! (Comment expliquer un changement aussi radical ?) Les gens qui viennent à Lyon sont surpris de cette nouvelle ouverture, de ce dynamisme (Qui sont ces « gens » qui viennent à Lyon ? Vous ont-ils vraiment fait part de leur surprise ?). Lyon est devenue une ville qui bouge, une ville motrice qui n’est plus engoncée dans une image vieillotte et bourgeoise. (« engoncée dans une image… » la formule est originale ; mais à quoi attribuer une si soudaine métamorphose ?)
Vos réalisations préférées ?
Je suis très satisfait du dynamisme de la politique menée dans le domaine des écoles. La ville a su acquérir un bon positionnement (Que signifie, pour une ville, acquérir un bon positionnement ?) et développer les activités et l’accompagnement scolaire.
Je pense aussi au projet PRODIJ. Cette initiative en direction des adolescents et des jeunes adultes a véritablement permis de les aider dans leurs initiatives, de leur donner le coup de pouce nécessaire pour passer de l’inaction à l’action, et pouvoir vivre pleinement leur citoyenneté. (Concrètement, en quoi consiste cette initiative ?)
Enfin je voudrais parler de la chaîne éducative lyonnaise Cap Canal qui met à l’honneur la formation et la connaissance, et ce pour tous, tout au long de la vie. Cette chaîne devrait bientôt pouvoir diffuser au niveau national par le câble et pallier un service public parfois défaillant en la matière. Cette initiative, pionnière en Europe, place Lyon comme ville de référence dans ce domaine qui me tient tant à cœur : l’éducation. (N’est-ce pas un peu excessif ? Ce projet suffit-il à faire de Lyon la ville de référence en matière d’éducation ?)
Que pensez-vous de Gérard Collomb ?
Je connais Gérard Collomb depuis longtemps et je le soutiens dans son action depuis plus de 20 ans (Quelle était l’action de Gérard Collomb en 1988 ?). C’est véritablement un homme de terrain et je suis très heureux qu’il soit Maire de Lyon. (Tant mieux pour vous ! On devine que l’intéressé doit en être aussi heureux que vous.)
J’ai pu le voir à l’œuvre et je sais qu’il n’hésite pas à travailler au quotidien (Ce qui, on le devine, doit être mieux que de travailler à la petite semaine.) pour les personnes qui en ont besoin (y manquerait plus qu’il travaille au quotidien pour ceusses qu’en n’ont pas besoin !). Son emploi du temps est certes très chargé (lieu commun très galvaudé) mais je le sais capable d’être encore plus proche des forces vives de notre Cité. Trouver le temps est ce qui fait la force d’un homme politique, même lorsqu’il occupe les plus hautes responsabilités. (Belle formule sentencieuse ; mais quel rapport avec Gérard Collomb ?)
Gérard Collomb est un homme de dialogue, d’écoute, de proximité, de débat (Certains semblent avoir de sérieuses raisons d’en douter). Il gère bien sa ville et a su s’entourer de personnalités de grande valeur (Lesquelles ? Mme Giovacchini, tête de liste du 6ème arrondissement, qui se revendique du centre-droit ? L’avocat Richard Brumm qui affirme que Sarkozy est le meilleur pour diriger la France ?). C’est ce qui me fait dire qu’il a toutes les chances pour réussir (On croyait, à lire les dithyrambes précédents, qu’il avait déjà réussi. Et de quelle manière !). Il le mérite, et Lyon le mérite aussi ! (Une lecture un peu rapide pourrait laisser entendre que Lyon mérite Gérard Collomb ! Ce pourrait être une belle chute ironique pour moquer la mégalomanie du susnommé !... et la surprenante candeur du laudateur !)
11 février 2008
Avis de tempête !
Comme nombre d'entre vous, j'ai été abasourdi d'entendre Sarkozy avouer froidement que sa stratégie de bafouer la souveraineté nationale, en faisant désavouer le peuple par le Parlement, lui avait été dictée par les "partenaires" européens de la France.
J'ai été stupéfait qu'aucun journaliste n'ose relever la monstruosité de cette affirmation et désespéré que la prétendue opposition « socialiste » n’y trouve même rien à redire.
Pour être juste, il faut cependant reconnaître que quelques voix de gauche, bien rares, ont fermement dénoncé cette forfaiture. Parmi eux, Henri Emmanuelli. Je vous invite à lire sa réaction (cliquer ici).
S’il y a quelqu’un parmi vous qui peut m’expliquer pourquoi il faudrait aller voter les 9 et 16 mars pour les pitoyables marionnettes qui font profession de tirer les ficelles, qu’il le fasse.
Arsène Lefranc
10 février 2008
Et même aussi au Sénat...
"Dans tout cuchon de monde, que se soye à la Chambre des députés ou à la vogue, y a toujours plus de pieds que de cervelles."
Maxime yonnaise
09 février 2008
La chasse à l'enfant
Julien, adolescent de 16 ans, est mort, suicidé, le samedi 2 février, à l’EPM de Meyzieu (Rhône) où il était censé être "pris en charge".
Il y a beaucoup à dire sur les carences de l’administration pénitentiaire et sur le scandale que constituent ces EPM (prisons qui n’osent pas dire leur nom) qui contribuent à la banalisation de l’incarcération des mineurs..
Il y a également beaucoup à dire sur la politique répressive que les gouvernements de droite (celui-ci et les précédents) mettent en œuvre à l’encontre des mineurs, au détriment de la prévention et de l’éducation.
Il y a surtout beaucoup à dire sur ces magistrats pour qui l’incarcération semble être devenu un réflexe pavlovien.
Il existe désormais un Contrôleur des lieux de détention. Mais qui demande des comptes à ces magistrats qui, au nom du peuple français, envoient et maintiennent en prison des citoyens (enfants et adultes) qui n’y ont manifestement pas leur place ?
La prétendue (et très relative) indépendance de la magistrature ne pourra plus longtemps servir de prétexte à l’irresponsabilité (voire à l’incompétence) de certains magistrats dont la suffisance et l’esprit de caste semblent tenir lieu de déontologie.
Arsène Lefranc
03 février 2008
Les Versaillais
C’est ce lundi 4 février que députés et sénateurs, réunis en Congrès à Versailles, auront à se prononcer sur l’incroyable manipulation que leur soumet Sarkozy, à propos du traité européen, dit « simplifié ».
Il s’agit, rien de moins, que de priver le peuple de la souveraineté que lui reconnaît la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et que garantit l’article 3 de la constitution.
En effet, le pouvoir entend faire adopter par voie parlementaire les dispositions que le peuple souverain a expressément rejeté par référendum. Il veut ainsi utiliser le Parlement pour désavouer le peuple. Autrement dit : dissoudre le peuple.
Les parlementaires (de droite, de gauche et du milieu) qui ne s’opposeront pas à cette grossière et odieuse manipulation se feront complices d’une forfaiture inédite qui ôterait toute crédibilité à nos institutions.
Aucun démocrate digne de ce nom ne pourra cautionner une telle forfaiture. Il sera du devoir de chacun d’entre eux de faire barrage à ceux qui s’en seront faits complices.
Les élections municipales en fourniront une première occasion.
Les députés et sénateurs qui auront désavoué le peuple et, ce faisant, trahi le mandat qui leur a été confié, ne devront pas bénéficier du soutien (et des voix) des démocrates conséquents.
Nous attendons donc impatiemment de connaître les positions qu’adopteront l’actuel maire (Ps) de Lyon, le prétendant (UPM) et leurs affidés respectifs.
(à suivre)
Arsène Lefranc
23 janvier 2008
Le Courrier des Lecteurs
Je reçois, depuis quelque temps, des messages dont la teneur me fait supposer qu’y proviennent de gones ou de fenottes appartenant au Cabinet du Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville. Je les aurais bien mis dans les commentaires, seulement y portent des adresses de chez "gmail" que n’existent pas ; ce qui fait que quand j’essaye d’y répondre ça me revient acque la mention "destinataire inconnu".
Ainsi un dénommé Tom ou Tomass (c’est selon les messages) m’explique (avec un humour un peu particulier et sans doute plus accessible aux initiés) les raisons pour lesquelles le Gégé 1er a préféré intégrer sur ses listes des genses de droite et du milieu, plutôt que des socialisses, comme y se devrait pour des listes que se prétendent (du moins certains jours) de gauche.
A l’en croire, ce serait à cause que les discussions acque les socialisses des différentes sensibilités feraient perdre trop de temps. J’en déduis donc que pour ce qui est de l’intégration de ceusses de droite et du milieu y suffit de s’en remettre au fait du Prince. Mais on s’en doutait déjà…
Je suis donc assez d’accord acque le Tom (ou Tomass) en question… à ceci près que si le débat et la confrontation de points de vue différents prennent du temps, ils sont aussi le fondement même de la démocratie.
Comme l’écrit si pertinemment Philippe Meirieu : "on n’a, jamais, que les problèmes de ses ambitions." D’aucuns, à l’image de Tom, semblent en déduire que pour régler les problèmes y suffit de renoncer à ses ambitions et d’abdiquer tout principe….
Gnafron
21 janvier 2008
Et à Lyon, on fait comment ???
Une dépêche AFP rapporte que lors de la réunion des chefs socialistes, ce dimanche à Paris, François Hollande s’est gaussé des leaders de la droite qui hésitent à afficher leur appartenance politique : "Il sont apolitiques ! Ni de droite, ni de gauche ! Mais pour qui les électeurs de droite vont-ils voter, s'il n'y a plus de candidats de droite ?".
Il a sans doute raison le camarade Premier Secrétaire… mais il va falloir qu’il nous explique pour qui les électeurs lyonnais de gauche vont voter … vu qu’il n’y a plus de candidat de gauche à Lyon !
En effet, comme vous savez, le Gégé 1er, après avoir obtenu l’investiture du PS, s’est empressé d’intégrer sur ses listes tout un cuchon de "personnalités" de droite, en déclarant : "Vouloir politiser une élection locale est une grossière erreur ! "
Alors, camarade Premier Secrétaire, y vont voter pour qui, les électeurs de gauche à Lyon ?
Gnafron
19 janvier 2008
Coup de bâton... et boomerang
Dans son édition du 17 au 23 janvier, le journal lyonnais Les Potins d’Angèle attribue son Coup de bâton hebdomadaire à Julien Villedieu, directeur de Lyon-Infocité, qu’il désigne comme l’auteur du plagiat que constitue la partie “numérique” du programme électoral de Gérard Collomb. (Plagiat précédemment révélé par Robert Marmoz, journaliste du Nouvel Obs)
Par cette dénonciation publique, le rédacteur des Potins, Gérard Angel, entend exonérer son ami le Merdelion de toute responsabilité dans le plagiat en question. Mais, ce faisant, l’Angèle de service oublie de s’interroger sur les conditions d’élaboration et sur la crédibilité du programme électoral du Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville.
Surtout, il omet de s’interroger sur un élément troublant : comment se fait-il que le directeur de Lyon-Infocité, association financée notamment par la Ville de Lyon et le Grand Lyon, soit chargé de rédiger le programme électoral de l’actuel maire de Lyon et président du Grand Lyon ?
Faut-il rappeler que la loi interdit d’utiliser à des fins électorales le concours de salariés de structures bénéficiant de financements publics ?
Sûrement que le Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville et son ami des Potins ne manqueront pas de nous apporter très prochainement une réponse de nature à lever le trouble qui nous envahit à la lecture des Potins d’Angèle…
Gnafron
18 janvier 2008
Société civile ???
Ce mercredi 16 janvier 2008, le Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville, dit Gégé 1er, alias le Merdelion, présentait au monde, et aux benazets de tous poils, les 60 candidats dits de “la société civile” qui occuperont le tiers de ses listes aux zélections municipables.
Parmi eux, le dénommé Richard Brumm, avocat de son état et aficionados inconditionnel du Mickey de l’Elysée, donnait le ton de cette ouverture collombophile en déclarant : “Le mieux pour diriger la France, c’est Nicolas Sarkozy ; et pour diriger Lyon, Gérard Collomb”.
Gégé 1er, ne se tenant plus de joie, confirmait la louange sentencieuse en lançant : “Vouloir politiser une élection locale est une grossière erreur”.
Velà au moins qui est clair.
Si, des fois, vous entendiez l’ineffable Thierry Philip, parsident du comité de soutien du Merdelion, affirmer que Gégé 1er est de gauche, vous pourrez être sûrs qu’y s’agit d’une menterie ou d’une gandoise.
On se demande bien où est passé le Parti Socialiste, et la gauche en générale, à Lyon…
Comme notait un vieux crocodile désabusé : “On est en pleine dérive césaro-papiste ! ”
Le plus drôle (si j’ose dire), c’est que les restes des Verts et du Parti Communiste n’osent même pas élever la moindre protestation, tout occupés qu’ils sont à avaler leur chapeau… et à compter d’avance les pécuniaux que devrait leur valoir leur honteuse trahison.
Gnafron
16 janvier 2008
"Des flots où nous nous trouvions, nous lancions des ponts et fondions des îles dont nous ne serions ni l'invité ni l'habitant."
René CHAR Chants de la Balandrane
14 janvier 2008
Elle est pas belle ma photographie ???
Le Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville, dit Gégé 1er, a tenu à faire une belle photographie acque tous les candidats de ses listes pour les zélections municipables. Il en a été bien content et il tient à le faire savoir, acque le style mégalo-ingénu qu’il affectionne si tellement. Ainsi, sur son blog, qu’il écrit lui-même parsonnellement, il nous informe qu’il aime beaucoup cette photographie, d’autant que la dite photographie a été prise sur les quais du Rhône, qu’il a fait faire lui-même parsonnellement à l’esqueprès pour les Yonnais que n’ont pas de maison à la campagne ; ce qui prouve de façon incontestable qu’il est de gauche, comme le souligne le président de son comité de soutien, l’ineffable Thierry Philip, lequel a bien sûr lui aussi, comme le Gégé, une belle et grande maison de campagne ; ce qui prouve de façon définitive qu’ils sont tous les deux de gauche et, de surcroît, très désintéressés et très attentionnés pour le peuple, surtout particulièrement pour le peuple que n’a pas de maison à la campagne et qu’aime bien lentibarner sur les quais du Rhône en pensant à tous les pécuniaux qu’il a économisé en n’achetant pas une maison à la campagne.
Petêtre que vous allez imaginer que j’exagère et que je raconte des gandoises. Je vous laisse donc le soin d’aller vous en assurer en arreluquant acque vos propres quinquets le blog du Gégé (cliquer ici).
Comme aurait dit le regretté Roland Barthes, nous velà rendus au degré zéro de la politique. Mais sans doute que vous l’aviez déjà remarqué par vous-mêmes.
Bon courage à tous les ceusses qu’iront voter le 9 mars prochain pour les zélections municipables !
Et toutes mes condoléances à ceusses que croyaient encore qu’il y aurait une liste de gauche à Lyon…
Gnafron
11 janvier 2008
Souveraineté populaire
H |
enri Emmanuelli, député socialisse de gauche, a décidé de s’opposer à la ratification par voie parlementaire du traité européen que le peuple souverain a expressément rejeté par référendum.
“Je n’ai pas été élu par le peuple pour le priver de sa souveraineté” a-t-il pertinemment fait observer à J-M. Ayrault, pitoyable parsident du groupe des députés socialisses, qui appelle ses ouailles à s’abstenir et donc à laisser les mains libres au Mickey de l’Elysée pour désavouer le peuple. H. Emmanuelli dénonce ainsi le “grossier stratagème” et “la manœuvre grossière” que constitue la tactique prônée par le Ayrault de service.
Vraiment, cet Henri Emmanuelli, c’est un gone que je lui tire mon chapeau. Un gone que mériterait qu’on l’embrasse, tellement y nous réchauffe le cœur en nous démontrant qu’il existe encore au moins un député socialisse résolu à se battre pour que le peuple ne soit pas bafoué par ses représentants.
J’ai été si tellement ému en découvrant ses prises de position, que je lui ai envoyé le message ci-dessous. Vous le trouverez également sur son blog, acque plein d’autres commentaires et d’encouragements de gones et de fenottes que le félicitent de défendre les valeurs de la gauche. (cliquez ici)
"Blague à part, Henri, je n'ai qu'un mot à t'adresser : Merci!
Merci pour ta détermination, merci pour ton courage, merci d'être ce que tu es.
Et en même temps que je te remercie, je me demande ce que les autres parlementaires socialisses y peuvent bien avoir dans le coqueluchon. Comment se fait-il qu’y ne comprennent pas qu’ils se tirent eux-mêmes une balle dans le pied, en même temps qu’ils trahissent nos idéaux ?
J’espère que tu entraîneras avec toi un grand nombre de parlementaires du PS. Bien sûr, je me doute bien que le Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville, comme on appelle ici notre Sénateur-Maire, y ne sera pas du nombre ; ni non plus le JJQ que parside la région… Mais petêtre que y’en aura d’autres que se montreront dignes de la confiance que nous leur avons accordée.
Bon courage, Henri. Tiens bon !
Et si, des fois, te t’en venais lentibarner du côté de Myrelingues la Brumeuse, fais moi signe. Je serais si tellement heureux de vider un pot de Cotes du Rhône en ta compagnie.
A la revoyure, Henri.
Et vive la Sociale !
Gnafron”
Je vous invite, par ailleurs, à redécouvrir sur le blog du Journal de Gnafron les textes publiés en octobre 2007 à propos de cette scandaleuse ratification parlementaire qui vise à priver le peuple de sa souveraineté. (voir, dans la colonne de droite, la rubrique archives)
Si, comme je le pressens, le Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville, dit Gégé 1er, s’abstient de s’opposer à cette ratification, nous savons ce qu’il nous restera à faire : nous ferons comme lui et nous nous abstiendrons de participer aux zélections municipables.
Paceque ce serait quand même un peu fort de café de voter pour ceusses qui nous auront privés de notre souveraineté !
Gnafron
07 janvier 2008
"La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil."
René CHAR (Feuillets d'Hypnos)
03 janvier 2008
Les bonne résolutions...
Le Feuilleton du Nouvel An
(1er épisode)
C |
omme bien s’accorde, en ce début de nouvelle année, j’ai pris une bonne résolution. Ou plutôt, j’en ai pris trois. Tant qu’à faire, autant ne pas faire qu’à moitié. J’ai donc résolu : 1°/ d’arrêter de fumer ; 2°/ de ne plus boire qu’un seul pot de Côtes à chaque jour de la semaine (à cause que le dimanche, ça ne compte pas, vu que c’est le jour du marché) ; 3°/ de ne plus m’occuper de politique, ou, du moins, de ne plus en parler, surtout particulièrement s’agissant du Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville, dit Gégé Merdelion.
Avouez que ça vous épate, que j’aye pris, comme ça, de bonnes résolutions, tout seul, sans y être obligé, et même que j’en aye pris trois d’un coup ! Eh oui, je suis pas du genre à barguigner pendant cent sept ans avant de prendre une décision.
Y a juste un détail que me chiffonne… C’est que je sais pas par quelle résolution commencer.
Faut-y qu’en premier je jette mes paquets de tabac au Rhône ? ou bien faut-y que je commence par moins lever le coude ? ou alors faut-y d’abord que je ne mette plus mon grain de sel dans les affaires publiques ?
Me velà bien empêtré. C’est qu’y ne faudrait pas que je les prenne à l’envers, mes bonnes résolutions. Ça risquerait de les faire s’abouser, comme la Tour Pitrat. Faut y réfléchir à deux fois.
Mettons que je commence par faire comme si je ne m’intéressais plus du tout à la politique. Y me semble que c’est le bon ordre. Donc, à partir de maintenant, je ne dirai plus un mot sur … Encore que, par ailleurs d’un autre côté, y vaudrait petêtre mieux que j’arrête d’abord de lever le coude en toutes occasions. Oui, c’est ça, je vais commencer par lever le pied sur les pots de Côtes. Bien sûr, les chenus du comptoir du père Coquard me feront la tête. Y diront que je fais mon mijoré pour me rendre intéressant, ou bien que je prends des airs de catole pour éviter de payer ma tournée à ceusses qu’ont pas le sou. Si ça se trouve y vont penser que je bois par darrière eux, tout seul dans ma soupente, comme un avaricieux… Ah, ça non ! Je veux pas qu’on croye des horreurs pareilles. Et pis ce serait une curieuse façon de bien débuter la nouvelle année que de me fâcher, d’un seul coup, acque tous les chenus de la Grand’ Côte.
Bon, alors… supposons que je commence par arrêter de fumer. (à suivre…)
Gnafron
(2ème épisode)
B |
on, alors… supposons que je commence par arrêter de fumer. C’est sûrement ça le bon plan. D’autant que, d’après ce qu’on raconte, y serait désormais interdit de fumer, même dans les bars-tabac, et ce serait un délit de laisser un cendrier sur le comptoir, même chez le père Coquard. J’ai du mal à y croire, mais, à supposer, ça serait un prétexte de plus pour jeter mes paquets de tabac au Rhône. Et pis, dans un premier temps, ça ne m’empêcherait pas de vider des pots de Côtes acque les anciens tout en racontant des gandoises sur le Merdelion et son challenger, le Vicaire du chanoine de Latran. Oui, c’est ça, je vais par tout d’abord en finir acque le tabac. Quoique… Y me vient comme un doute… Et si, en arrêtant de fumer, je devenais nerveux, colérique, voire même, si c’est possible, aussi acrimonieux que le Gégé Merdelion. Sûrement qu’alors ça m’inciterait à lever le coude encore plus souvent que d’habitude, et serait tout le contraire d’une bonne résolution de début d’année…
Donc, y faudrait que je commence par ne plus me mêler de politique. Velà la solution. Je devine qu’en plus ça fera sûrement bien plaisir au Louis-Philippe Collomb et au Prétendant de la Sainte-Alliance. Donc, promis, juré, je ne dirai plus un mot sur la chose publique. Bien sûr, ça ne facilitera pas la conversation au comptoir du père Coquard. Maginez-vous qu’à nos âges on n’a plus guère le goût de parler de nos conquêtes ou de courir le guilledoux. Et si qu’on en aurait envie, ça ne suffirait pas. C’est une chose de vouloir, c’en est une autre de pouvoir…. Comme y disent à l’Académie, passée la cinquantaine, y vaut bien mieux soigner sa cave que les fenottes. Bon, on pourra toujours se raconter nos embiernes. C’est encore ce qui manque le moins. Et même si c’est pas drôle d’avoir des embiernes, c’est toujours ça qu’on peut raconter aux amis à qui ça fait si tant plaisir. Mais c’est quand même moins canant que de distribuer des coups de bâton à ceusses que font profession de tirer les ficelles. (à suivre…)
Gnafron
(3ème épisode)
M |
ais c’est quand même moins canant que de distribuer des coups de bâton à ceusses que font profession de tirer les ficelles. Surtout quand ceusses que s’agit y sont à l’image du Merdelion ou du Prétendant, ou bien encore à celle du Mickey de l’Elysée et du Latran réunis !
Et pis y a aussi qu’y a les zélections municipables au mois de mars prochain. Est-ce qu’on va pas me faire reproche de ne plus vouloir me mêler de politique précisément à l’approche des zélections ? Petêtre qu’y en a que vont croire que je me moque de la République ; alors que c’est justement tout l’incontraire. Manquablement, les uns vont s’imaginer que mon soudain silence sur la chose publique est destiné à faire la courte échelle au Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville ; pendant que les autres jureront, croix de bois, croix de fer, que c’est fait à l’esqueprès pour favoriser le Prétendant de la Sainte-Alliance. Alors qu’en réalité, je trouve qu’y sont tous les deux comme les deux faces de la même pièce ; si tellement semblables que pour qu’il y ait à Lyon, en mars prochain, un maire que soye un tant soit peu du côté du peuple, y faudrait que la pièce elle retombe ni sur pile, ni sur face, mais sur la tranche. C’est quand même assez improbable. Quoique… Sait-on jamais ? Petêtre qu’en s’y mettant tous, on pourrait changer un peu la donne. Seulement, bien sûr, y faudra pas compter sur moi, rapport à mes résolutions.
A moinsse que…
Bon, alors velà : pour ce qui est des résolutions, elles sont toutes reportées à l’année prochaine. Si, si, je vous assure, c’est officiel ! Je m’en vais d’ailleurs, de ce pas, en informer les chenus de la Grand’ Côte. M’est avis qu’y vont être bien soulagés. Enfin pas autant que moi.
A la revoyure !
Vive la Sociale, les pots de Côtes et l’herbe à Nicot !
Gnafron



