29 octobre 2007
Le fantôme de Staline !
François Hollande a annoncé ce lundi 29 octobre que les parlementaires socialistes « laisseraient passer le traité simplifié ».
En velà un qui a laissé passer... une bonne occasion de se taire !
Il serait intéressant que le Premier Secrétaire du Ps explique comment les parlementaires « socialistes » vont justifier le fait de ratifier des dispositions expressément rejetées par le peuple souverain…
Faut-il dissoudre le peuple, camarade premier secrétaire ?
Petêtre bien que Staline n'est pas aussi mort que le prétendent les historiens…
Gnafron
28 octobre 2007
Tout est pour le mieux...
La presse, sans doute mal informée, annonce que les députés et sénateurs vont bientôt ratifier le traité européen dit « simplifié » qui reprend les dispositions de feu le traité constitutionnel européen.
Je préfère penser que la presse se trompe…
Parce qu’enfin, qui pourrait imaginer que les représentants du peuple acceptent de ratifier en catimini des dispositions que le peuple a clairement rejetées par référendum ?
Qui oserait envisager que les représentants du peuple se fassent ainsi complices d’une manœuvre visant à déposséder le peuple de la souveraineté qui n’appartient qu’à lui seul, comme le rappelle l’article 3 de la constitution ?
Cela ne se peut pas. Ce serait une trahison !
Ce serait comme si un candidat aux fonctions de la magistrature, garante des libertés et du respect du droit, produisait de faux diplômes pour accéder à l’Ecole Nationale de la Magistrature.
C’est tout simplement impossible !
Car nous sommes en République et aussi en démocratie, comme le proclame l’article 1 de la constitution.
Nous savons donc que nous pouvons compter sur les plus hautes autorités de l’Etat de droit, sur le Président de la République, sur le Conseil constitutionnel et aussi sur le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, pour s’opposer à de si répugnantes infamies, si d’aventure, comme semble le suggérer la presse, elles germaient dans l’esprit de quelques individus mal intentionnés.
Ce qui prouve bien, comme l’enseignait mon bon maître Pangloss, que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes…
Candide
24 octobre 2007
Ni droit, ni peuple ?
La presse salariée s’interroge gravement pour savoir si les dirigeants du PS ont tort ou raison d’hésiter entre le vote positif et l’abstention dans la procédure de ratification du traité européen dit « simplifié » que M. Sarkozy veut faire adopter de toute urgence. Lequel traité, quelle qu’en soit la dénomination, n’est que la reprise des dispositions du traité précédent qui, comme chacun sait, a été rejeté massivement par peuple français par voie référendaire.
La véritable question n’est évidemment pas de savoir si la gauche doit voter oui ou s’abstenir. La seule vraie question, la question centrale, et que l’on aurait bien tort d’escamoter, est de savoir si les parlementaires ont le pouvoir légitime de statuer sur une question qui a été antérieurement tranchée par le peuple souverain par voie de référendum.
Du temps où j’usais mes fonds de culotte sur les bancs de la faculté, on nous enseignait un principe qui était présenté comme un élément essentiel de la légalité : « le parallélisme des formes ». Selon ce « grand principe » de l’Etat de droit, ce qui a été fait selon une procédure ne peut être défait que selon la même procédure. Ramené au cas d’espèce, cela signifie que la décision prise par référendum sur le traité européen, ne peut être modifiée que par référendum.
Cela semble d’une logique incontestable. D’autant plus, qu’il n’est pas douteux que l’expression directe du peuple, seul détenteur de la souveraineté nationale (Cf. art.3 de la constitution), est nécessairement supérieure à l’expression de ses représentants.
Je suis impatient d’entendre sur ce point les doctes constitutionnalistes et autres juristes éminents qui, régulièrement, s’invitent sur les plateaux de télé pour faire la leçon au bon peuple.
Vous allez voir que d’aucuns ne vont pas tarder à nous expliquer que le principe, jusqu'alors intangible, du « parallélisme des formes » est soudainement devenu obsolète.
D’ici à ce qu’ils s’imaginent que le peuple est également devenu une notion désuète….
Arsène Lefranc
23 octobre 2007
La souveraineté appartient au peuple...
A propos de la prochaine ratification du traité européen, dit simplifié, version à peine amendée de feu le traité constitutionnel européen que le peuple français a clairement rejeté par référendum, il pourrait être utile de rappeler à nos dirigeants quelques notions de base de la République Française :
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale… » (art.1 de la constitution) ; « son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. » (art.2 de la constitution). « La souveraineté nationale appartient au peuple … Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice…. » (art.3 de la constitution).
Est-il raisonnable d’espérer que les parlementaires et les dirigeant des partis politiques, appelés par M. Sarkozy à ratifier en catimini la « nouvelle » version du traité européen, se refuseront à bafouer les principes fondamentaux de la République ?
Le cas échéant, nous pourrions leur rappeler que si « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage » ; ils ne peuvent le faire que « dans le respect des principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. » (art.4 de la constitution).
Arsène Lefranc
22 octobre 2007
Responsable... ou dur de la feuille ?
Ce dimanche 21 octobre, François Hollande a annoncé une prochaine prise de position « collective et responsable » du PS sur le « nouveau » traité européen. Traité qui ressemble furieusement à feu le traité constitutionnel que les citoyens français ont clairement rejeté par référendum.
La position « collective » annoncée ne semble cependant pas empêcher d’ores et déjà les prises de position « individuelles » des anciens propagandistes du Oui (cf. Jack Lang). Mais cela ne surprend guère. D’autant que Hollande ne fait pas mystère du contenu de la suite. Pour éviter tout suspense, il n’hésite pas à mettre le point sur le i d’une position « collective et responsable » dont la première lettre devrait être un o.
Je me demande si le camarade premier secrétaire ne serait pas un peu dur de la feuille.
Il semble qu'il n'ait pas bien entendu le Non de 55% des Français et de près de 60% des électeurs de gauche.
Est-il vraiment "responsable" de prendre ainsi à contre-pied la grosse majorité de ses propres électeurs ?
Arsène Lefranc
19 octobre 2007
Dissoudre le Peuple ?
Une dépêche AFP, datée de ce vendredi 19 octobre 13 heures, nous apprend que Jack Lang a estimé que l'adoption du nouveau traité européen à Lisbonne était "une bonne nouvelle pour l'Europe" et a souhaité que "le parti socialiste apporte son soutien à ce projet".
Il serait intéressant que M. Lang, député prétendument socialisse, nous explique comment le Parlement pourrait ratifier des dispositions qui ont été clairement désavouées par le peuple souverain lors d'un référendum....J'attends impatiemment les explications de M. Lang, qui, lorsque cela l’arrange, aime à se présenter comme un éminent juriste....
M’est avis que l’élu Lang a fait sienne la phrase prêtée à Staline : « quand le peuple n’est pas d’accord avec le politburo, il faut d’urgence dissoudre… le peuple. »
Vivement qu’on soye en République et pis aussi en démocratie !
Gnafron
05 octobre 2007
Distinguo gorcien
Dans une intervew à Libération, le dénommé Gaëtan Gorce, député prétendument socialiste de la Nièvre, distingue deux catégories de socialistes : les fondamentalistes-conservateurs et les rénovateurs. A l’en croire, les premiers sont ceux qui veulent maintenir les fondamentaux du mouvement socialiste et s’obstinent à vouloir transformer la société. Les rénovateurs sont, d’après lui, ceux qui acceptent la société telle qu’elle est et veulent s’y adapter.
Il me semble qu’il y a comme un défaut dans les propos de ce rénovateur autoproclamé. Parce qu’enfin, les conservateurs c’est quand même ceux qui se satisfont de la société telle qu’elle est ; alors que les rénovateurs c’est plutôt ceux qui veulent la changer.
M’est avis qu’il va falloir offrir une boussole au dépité de la Nièvre… et sans doute aussi à quelques autres !
Arsène Lefranc