23 novembre 2011

Du bois dont on fait les marionnettes...

Eva_JOLYFâchée contre les dirigeants socialistes, Mme Eva Joly les accuse, dans l’édition du Monde datée de ce mercredi 23 novembre, « d’être du bois dont on fait les marionnettes ».

Je présume que, disant cela, elle n’entendait pas leur faire un compliment. Et c’est pourquoi sa déclaration m’a plongé dans un abîme de perplexité. Et pis encore ! Depuis qu’on a lu ça, Guignol et moi, on se demande ce qu’on a bien pu faire à Mme Eva Joly pour qu’elle nous traite de si méchante façon et nous assimile aux prétendus socialistes qui dirigent le PS.

Ça fait maintenant plus de deux siècles, depuis que le Laurent Mourguet nous a créés, que Guignol et moi… En fait, notre pepa Mourguet, il m’a créé moi, Gnafron, plusieurs années avant d’inventer Guignol. Mais faut pas trop le dire à cause que Guignol y tient absolument à passer pour l’aîné ; bien qu’on sache tous les deux depuis longtemps qu’on ne peut plus trop compter sur un quelconque héritage… Qu’est-ce que je disais ? Ah oui, ça me revient. Ça fait plus de deux siècles que Guignol et moi on n’a pas décessé de s’immiscer dans les affaires publiques à grands coups de tavelle sur le coqueluchon de ceusses que font profession de tirer les ficelles. Et on fait feu de tout bois ! Quant à nos rapports avec le négoce, y se sont toujours limités à la profession de marchand de coups de bâtons, que l’on s’emploie à honorer, chaque fois qu’on n’est pas occupé à vider nos pots de Côtes au Comptoir du Père Coquard.

Elle devrait le savoir, Mme Eva Joly, si elle veut faire présidente de la République. On compte sur les journalistes bien intentionnés (y paraît qu’il y en a encore) pour le lui rappeler. Parce qu’on ne peut pas trop compter sur le Maire de Lyon… D’habitude j’écris le Merdelion, mais je crains que certains provinciaux de Paris ou d’ailleurs et quelques lecteurs du Monde ne comprennent pas ce surnom affectueux… Qu’est-ce que je disais ? ah oui ! Qu’on ne peut pas trop compter sur lui pour le faire, à cause qu’y refuse présentement de parler aux « Khmers Verts », comme il appelle les écolos, surtout particulièrement ceusses qui ne sont pas à sa dévotion. Faut dire que la dévotion, à Lyon, c’est pas rien. Surtout quand on tourne le dos à la colline qui travaille (celle qu’on nomme Croix Rousse) pour ne plus voir que la colline qui prie (celle qu’on nomme Fourvière). Ce qui est la position constante du Gégé Collomb. Venez donc y arreluquer par vous-même le 8 décembre ! Vous pourrez même l’accompagner porter son cierge à la basilique en souvenir du voeu des échevins des temps anciens d’autrefois.

Quoi qu’il en soit, Mme Eva Joly a été bien maladroite dans le choix de son expression à l’endroit des prétendus socialistes. Elle aurait dû dire « du bois dont on fait les flûtes ». On aurait apprécié et pis ç’aurait été très judicieux, rapport à la capacité des socio démocrates en question à manier le pipeau. Peut-être qu’elle aurait pu aussi dire « du métal dont on fait les girouettes ». Y me semble que ç’aurait pu convenir. On se serait chargé de préciser que pour ce qui concerne le Gégé Collomb… Maintenant que j’ai expliqué aux nigomèdes et autres benazets qui ne sont pas de Lyon, je pourrais peut-être écrire Merdelion... Qu’importe ! On se serait chargé d’expliquer que pour ce qui concerne notre Louis Philippe de l’Hôtel de Ville… C’est aussi un petit nom affectueux pour désigner le Gégé Collomb. Ça fait référence au Louis Philippe, le 1er, celui qui nous avait envoyé son fils héritier, en 1831, avec une armée de 10 000 hommes après que les canuts aient eu la mauvaise idée de prendre possession de la ville, par surprise, au seul motif qu’ils n’étaient plus d’accord pour continuer à mourir de faim sans rien dire et qu’ils prétendaient mourir en combattant puisqu’on ne leur permettait pas de vivre en travaillant… Bref, on se serait chargé d’expliquer que pour ce qui concerne le Merdelion (mais aussi d’autres du même tonneau, qu’y soyent d’Evry ou d’ici) la girouette, quelle que soit la saison, quel que soit le jour, quel que soit même le côté par où on la regarde, elle est toujours orientée à droite. Encore que ça, tout le monde, et même Mme Eva Joly, devrait s’en être aperçu…

Bon, voilà, Guignol et moi, on espère que désormais Mme Eva Joly évitera de faire des comparaisons mal venues et désobligeantes pour les marionnettes.

Sur ce je m’ensauve à cause que je suis attendu pour un colloque de la plus haute importance au Comptoir du Père Coquard.

A la revoyure !

Et d’ici là, tâchez moyen de vous bien porter… et de boire frais. Si faire se peut.

 

Gnafron

Posté par gnafron à 23:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Du bois dont on fait les marionnettes...

    CA ALORS !

    Bien que dauphinois, 'tention chuis pas gros noblois, j'adore la croix rousse, sa république libre et son ambiance villageoise et bon enfant (oups je voulais dire bon gone).
    Je passerai prendre ici les infos vu par les Yonnais elles semblent puis plus bien comme y faut que dans l'ORTF du maçon.
    bonne fin d'année et à l'an que vint
    JMB

    Posté par JMB, 28 décembre 2011 à 08:29 | | Répondre
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