Le Journal de Gnafron

Gnafron, le compère de Guignol, met son grain de sel dans les affaires publiques. Il ouvre aussi les colonnes de son journal à ses amis de Lyon et d'ailleurs.

14 juin 2008

Sous le ciel irlandais...

orangerAh ! ces commentaires des commentateurs patentés sur les vilains Irlandais qu’ont eu le toupet de dire Non au traité européen que les chantres éclairés du libéralisme avancé avaient concocté à l’esqueprès pour faire l’Europe tout bien comme il faut !

Non mais qu’est-ce que c’est que ces peuples d’Irlande, de France ou d’ailleurs, qui croient que quand on les interroge c’est pour qu’ils donnent leur avis ! Y z’ont pas compris que le référendum c’est comme quand le maître d’école y vous pose une question : vous devez réciter la leçon que le maître vous a expliquée. Et puis aussi dire Merci.

Velà donc le peuple d’Irlande, après ceux de France et des Pays Bas, qui se pique de donner son avis ! Non mais pour qui y se prennent ces gens du peuple !

Si on n’y met pas le holà, jusqu’où ira-t-on ? C’est toujours pareil acque les gens du peuple : on leur donne un doigt et y vous prennent tout le bras. On leur donne le droit de vote et y z’en profitent pour donner leur avis. Encore un peu et y voudront décider !

C’est comme pour la crise de la finance internationale qu’est pas du tout liée à la cupidité et à la voracité des financiers. Non, non, non. C’est, nous expliquent les journalistes salariés de la presse officielle, à cause que les américains pauvres on voulu s’acheter une maison alors qu’y z’ont même pas les pécuniaux pour se la payer. Salauds de pauvres !

Mais y paraît que les zélites intellectuelles et financières du libéralisme avancé ont trouvé la parade : y vont dissoudre le peuple. Comme ça y pourront décider, bien tranquillement entr’eux, ce qui est bon pour la marche du monde… et aussi pour leurs intérêts. Ah ça mais !

Pour moi parsonnellement, je demanderais bien l’asile politique en Irlande. Mais y a un truc qui me tracasse : y paraît que les Irlandais n’ont pas encore inventé les pots de Côtes du Rhône. Y z’en sont réduits à ingurgiter une espèce de buvande à base de grains de seigle qu’y z’appellent le rye et qu’est, à ce que prétend le père Coquard, une sorte de ouiski.

Je crois donc que, tout en rêvant à l’Irlande, je m’en vais continuer à faire de la résistance sur les Pentes de la Croix Rousse, où il n’y pas plus d’orangers que sous le ciel irlandais, mais où les pots de Côtes abondent.

Gnafron

Posté par gnafron à 13:35 - Gnafron journaliste - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 mai 2008

Me revelà !

Gnafron_p_juJ

’ai été si tant tellement abasourdi par les résultats des zélections municipables yonnaises que le crayon m’en est tombé des mains. Conséquemment, velà plus de trois mois que je n’ai pas écrit un mot sur ce blog.

Bien sûr, j’ai été bien content que le candidat du Chanoine de Latran y se soit pris une veste et si tellement que je crois que plus personne, à Lyon, ne se rappelle même de son nom. Mais, par ailleurs, d’un autre côté, le fait que Gégé 1er, le Louis Philippe de l’Hôtel de Ville, y soit réélu ; et même au premier tour ; ça m’a donné une envie de gerber comme si j’avais ingurgité tous les excédents du Beaujolais Nouveau de l’année passée. Une envie de gerber qui ne m’a pas encore passé, malgré l’abstinence draconienne à laquelle je me suis astreint depuis ce jour funeste.

Qu’un tireur de ficelles aussi inconsistant, un Judas patenté, un renégat chronique et fier de l’être, un fossoyeur des idéaux de la Gauche, puisse être ainsi réélu, c’est à vous faire douter du suffrage universel !

Les affaires publiques avaient déjà tendance à me rendre franchement mélancolique depuis quéque temps. Après les zélections municipables, je me suis dit, qu’à tout prendre, y vaudrait encore mieux commenter l’horoscope ou les matchs de football, voire même parler d’amour, quitte à ce que l’ami Georges me foute son poing sur la gueule…

Mais velà que le Gégé Merdelion, revendiquant sa victoire tout autant que ses reniements, se prend à vouloir faire la leçon à ce qu’il reste de gens de Gauche à l’intérieur du Parti Socialisse. Velà qu’il veut « peser » au niveau national et exporter son « modèle yonnais » en déposant une « Contribution » pour le prochain Congrès des Socialisses. Sa mégalomanie n’était, depuis longtemps, qu’un secret de Polichinelle, mais là ça dépasse tout mesure ! Déjà que la Gauche est mal en point, ce n’est vraiment pas le moment de laisser le Merdelion la dévoyer jusqu’à l’extrême centre.

Je m’en vais donc devoir reprendre du service. Le temps de tailler mon crayon et je m’en reviens sur ce blog.

A la revoyure donc !

D’ici là, tâchez moyen de vous bien porter et de boire frais, si faire se peut !

Gnafron

Posté par gnafron à 15:42 - Gnafron journaliste - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 janvier 2008

Le Courrier des Lecteurs

Gnafron1865Je reçois, depuis quelque temps, des messages dont la teneur me fait supposer qu’y proviennent de gones ou de fenottes appartenant au Cabinet du Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville. Je les aurais bien mis dans les commentaires, seulement y portent des adresses de chez "gmail" que n’existent pas ; ce qui fait que quand j’essaye d’y répondre ça me revient acque la mention "destinataire inconnu".

Ainsi un dénommé Tom ou Tomass (c’est selon les messages) m’explique (avec un humour un peu particulier et sans doute plus accessible aux initiés) les raisons pour lesquelles le Gégé 1er a préféré intégrer sur ses listes des genses de droite et du milieu, plutôt que des socialisses, comme y se devrait pour des listes que se prétendent (du moins certains jours) de gauche.

A l’en croire, ce serait à cause que les discussions acque les socialisses des différentes sensibilités feraient perdre trop de temps. J’en déduis donc que pour ce qui est de l’intégration de ceusses de droite et du milieu y suffit de s’en remettre au fait du Prince. Mais on s’en doutait déjà…

Je suis donc assez d’accord acque le Tom (ou Tomass) en question… à ceci près que si le débat et la confrontation de points de vue différents prennent du temps, ils sont aussi le fondement même de la démocratie.

Comme l’écrit si pertinemment Philippe Meirieu : "on n’a, jamais, que les problèmes de ses ambitions." D’aucuns, à l’image de Tom, semblent en déduire que pour régler les problèmes y suffit de renoncer à ses ambitions et d’abdiquer tout principe….

Gnafron

Posté par gnafron à 17:40 - Gnafron journaliste - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 janvier 2008

Et à Lyon, on fait comment ???

PSUne dépêche AFP rapporte que lors de la réunion des chefs socialistes, ce dimanche à Paris, François Hollande s’est gaussé des leaders de la droite qui hésitent à afficher leur appartenance politique : "Il sont apolitiques ! Ni de droite, ni de gauche ! Mais pour qui les électeurs de droite vont-ils voter, s'il n'y a plus de candidats de droite ?".

Il a sans doute raison le camarade Premier Secrétaire… mais il va falloir qu’il nous explique pour qui les électeurs lyonnais de gauche vont voter … vu qu’il n’y a plus de candidat de gauche à Lyon !

En effet, comme vous savez, le Gégé 1er, après avoir obtenu l’investiture du PS, s’est empressé d’intégrer sur ses listes tout un cuchon de "personnalités" de droite, en déclarant : "Vouloir politiser une élection locale est une grossière erreur ! "

Alors, camarade Premier Secrétaire, y vont voter pour qui, les électeurs de gauche à Lyon ?

Gnafron

Posté par gnafron à 17:39 - Gnafron journaliste - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 janvier 2008

Coup de bâton... et boomerang

Les_Potins_du_G_g_Dans son édition du 17 au 23 janvier, le journal lyonnais Les Potins d’Angèle attribue son Coup de bâton hebdomadaire à Julien Villedieu, directeur de Lyon-Infocité, qu’il désigne comme l’auteur du plagiat que constitue la partie “numérique” du programme électoral de Gérard Collomb. (Plagiat précédemment révélé par Robert Marmoz, journaliste du Nouvel Obs)

Par cette dénonciation publique, le rédacteur des Potins, Gérard Angel, entend exonérer son ami le Merdelion de toute responsabilité dans le plagiat en question. Mais, ce faisant, l’Angèle de service oublie de s’interroger sur les conditions d’élaboration et sur la crédibilité du programme électoral du Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville.

Surtout, il omet de s’interroger sur un élément troublant : comment se fait-il que le directeur de Lyon-Infocité, association financée notamment par la Ville de Lyon et le Grand Lyon, soit chargé de rédiger le programme électoral de l’actuel maire de Lyon et président du Grand Lyon ?

Faut-il rappeler que la loi interdit d’utiliser à des fins électorales le concours de salariés de structures bénéficiant de financements publics ?

Sûrement que le Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville et son ami des Potins ne manqueront pas de nous apporter très prochainement une réponse de nature à lever le trouble qui nous envahit à la lecture des Potins d’Angèle

Gnafron

Posté par gnafron à 15:58 - Gnafron journaliste - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 janvier 2008

Souveraineté populaire

H

enri Emmanuelli, député socialisse de gauche, a décidé de s’opposer à la ratification par voie parlementaire du traité européen que le peuple souverain a expressément rejeté par référendum.

Je n’ai pas été élu par le peuple pour le priver de sa souveraineté” a-t-il pertinemment fait observer à J-M. Ayrault, pitoyable parsident du groupe des députés socialisses, qui appelle ses ouailles à s’abstenir et donc à laisser les mains libres au Mickey de l’Elysée pour désavouer le peuple. H. Emmanuelli dénonce ainsi le “grossier stratagème” et “la manœuvre grossière” que constitue la tactique prônée par le Ayrault de service.
            
Vraiment, cet Henri Emmanuelli, c’est un gone que je lui tire mon chapeau. Un gone que mériterait qu’on l’embrasse, tellement y nous réchauffe le cœur en nous démontrant qu’il existe encore au moins un député socialisse résolu à se battre pour que le peuple ne soit pas bafoué par ses représentants.

J’ai été si tellement ému en découvrant ses prises de position, que je lui ai envoyé le message ci-dessous. Vous le trouverez également sur son blog, acque plein d’autres commentaires et d’encouragements de gones et de fenottes que le félicitent de défendre les valeurs de la gauche. (cliquez ici)


"Blague à part, Henri, je n'ai qu'un mot à t'adresser : Merci!
Merci pour ta détermination, merci pour ton courage, merci d'être ce que tu es.
Et en même temps que je te remercie, je me demande ce que les autres parlementaires socialisses y peuvent bien avoir dans le coqueluchon. Comment se fait-il qu’y ne comprennent pas qu’ils se tirent eux-mêmes une balle dans le pied, en même temps qu’ils trahissent nos idéaux ?
J’espère que tu entraîneras avec toi un grand nombre de parlementaires du PS. Bien sûr, je me doute bien que le Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville, comme on appelle ici notre Sénateur-Maire, y ne sera pas du nombre ; ni non plus le JJQ que parside la région… Mais petêtre que y’en aura d’autres que se montreront dignes de la confiance que nous leur avons accordée.
Bon courage, Henri. Tiens bon !
Et si, des fois, te t’en venais lentibarner du côté de Myrelingues la Brumeuse, fais moi signe.
Je serais si tellement heureux de vider un pot de Cotes du Rhône en ta compagnie.
A la revoyure, Henri.
Et vive la Sociale !
Gnafron

           Je vous invite, par ailleurs, à redécouvrir sur le blog du Journal de Gnafron les textes publiés en octobre 2007 à propos de cette scandaleuse ratification parlementaire qui vise à priver le peuple de sa souveraineté. (voir, dans la colonne de droite, la rubrique archives)

Si, comme je le pressens, le Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville, dit Gégé 1er, s’abstient de s’opposer à cette ratification, nous savons ce qu’il nous restera à faire : nous ferons comme lui et nous nous abstiendrons de participer aux zélections municipables.
           Paceque ce serait quand même un peu fort de café de voter pour ceusses qui nous auront privés de notre souveraineté !


Gnafron

Posté par gnafron à 21:42 - Gnafron journaliste - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 décembre 2007

Bicentenaire

HommageLa peste soit des hypocrites et des tireurs de ficelles ! Maginez-vous que les bourgeois de tous poils, les assis, agrippés à leur fauteuil de velours, les institutions municipables (et même la mairie de Brindas !) ont décidé de fêter mon bicentenaire.

Au prétexte que mon pepa Laurent Mourguet m’a créé en 1808, tous ces nantis prétendent vouloir me rendre hommage. Mais, comme bien s’accorde, l’hommage qu’y veulent me rendre à l’esqueprès pour l’occasion s’apparente à un éloge funèbre, un dithyrambe nécrologique, un panégyrique posthume, une apologie post-mortem…

Vous allez voir que ces thuriféraires improbables iront jusqu’à vanter mon esprit subversif et iconoclaste… tout en croisant les doigts dans leur dos et tout en évoquant, en leur for intérieur, l’adage selon lequel tous les morts sont de braves types.

Seulement y se trouve que je ne suis pas encore tout à fait mort. Et je m’en vais le leur prouver sans tarder.

Velà certes deux siècles que je mets mon grain de sel dans les affaires publiques, que je brocarde la classe politique en distribuant les coups de bâtons à ceusses que font profession de tirer les ficelles, mais y me semble que ce n’est vraiment pas le moment de rendre mon tablier. Y me semble qu’y a même, plus que jamais, du travail à regonfle pour une marionnette que s’est faite journaliste, à une époque où tant de journalistes se font marionnettes… Et ce n’est pas la perspective des zélections municipables que va m’inciter à me mettre en congé !

Gnafron_JournalistePour bien commencer cette année électorale et de bicentenaire, je vous recommande donc la lecture d’un recueil intitulé Gnafron journaliste, publié aux éditions Aléas. Vous y découvrirez sans doute la raison pour laquelle tous ces beaux messieurs sont si tant pressés de me couvrir de lauriers… en forme de couronne mortuaire.

En attendant la suite, je vous dis à la revoyure.

Tâchez moyen de vous bien porter… et de boire frais, si faire se peut !

Gnafron

Posté par gnafron à 13:57 - Gnafron journaliste - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2007

Revelà les Canuts (suite)

Gnafron_p_juBen mes belins, quelle claque ! J’en connais un dans son bureau de l’Hôtel de Ville que doit faire une drôle de tête.

Maginez-vous que les gones et fenottes de gauche, dont je vous parlais avant-hier, ont fait mordre la poussière au Gégé Merdelion.

Y z’avaient appelé leurs camarades socialisses à ne pas valider les listes que Gégé 1er leur demandait de ratifier. Résultat : plus de 60% des militants socialisses n’ont pas pris part au vote. Une fois décompté les bulletins blancs et les votes contre, seuls 20% des socialisses lyonnais ont voté en faveur des listes proposées par le Gégé.

    Cerise sur le gâteau, dans le 6ème arrondissement, la liste destinée à accompagner la dame Giovacchini, qui se réclame du centre-droit, a été désavouée.

    Quand je vous disais que la démarche de ces gones et fenottes devrait amener le Gégé à remettre ses idées à l’endroit…

    Y ne reste plus qu’à espérer que le Gégé, abandonnant sa posture de Machiavel de sous-préfecture, veuille bien se donner la peine d’écouter ceusses qu’ont du bon sens et qui n’ont que le tort de refuser de se faire courtisans.

    Mais c’est pas gagné !

Gnafron

Posté par gnafron à 23:44 - Gnafron journaliste - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 décembre 2007

Revelà les Canuts...

Gnafron2     C’est vrai qu’à Lyon, on a le Beaujolais Nouveau et le Gégé Merdelion. Mais pas que… On a aussi, et c’est heureux, le Rhône et la Saône, la colline de la Croix Rousse et les pots de Côtes. On a surtout la mémoire des Canuts que se sont battus pour faire respecter ceusses que ne sont pas du côté du manche, pour défendre ceusses que n’appartiennent pas à la camarilla que fait profession de tirer les ficelles.
     D’après ce que me dit mon voisin du cintième, y a aujourd’hui à Lyon un groupe de gones et de fenottes que n’ont pas oublié les Canuts et que s’apprêtent à le faire savoir à l’actuel locataire de l’Hôtel de Ville. Y veulent lui faire comprendre qu’on ne peut pas se prétendre de gauche et agir tout de l’autre côté. En velà des braves gones et fenottes !

Ça me fait souvenance que les Canuts disaient au Louis-Philippe de l’époque : Si tu tiens à te dire monarque républicain, faudrait voir à ne pas commencer par t’asseoir sur les institutions républicaines !
    
M’est avis que le Louis-Philippe Collomb y va être un peu surpris par la démarche, attendu que ça fait belle lurette qu’y ne supporte pas qu’on ose le contredire. Ça va lui faire comme un coup de tavelle sur le coqueluchon. Mais petêtre que ça va l’aider à se remettre les idées à l’endroit…

Je vais tâcher moyen de suivre ça acque la plus grande attention.

En attendant, braves gones et fenottes, je vous pète la miaille !

Vive la Sociale !… et la vogue de la Croix Rousse !

Gnafron

PS: les gones et fenottes que s'agit, y z'ont décidé de s'opposer aux listes que le Gégé a concoctées en catimini dans son coin acque ses alcoolytes. Mais vous en saurez plus en allant sur leur blog que s'appelle Nouveau PS et dont vous trouverez le lien dans la colonne de droite ci-contre.

Posté par gnafron à 17:42 - Gnafron journaliste - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 décembre 2007

Escapade parisienne

gnafron4Maginez-vous que ce mercredi 12 décembre, j’étais monté à la capitale, rapport au Gégé que m’avait envoyé au Palais du Sénat du Luxembourg voir si, des fois, il y était pas.

Comme j’étais arrivé en avance et qu’y ne pleuvait pas encore tout à fait, j’ai voulu allez arreluquer les Bateaux Mouche qui, comme chacun se devrait de le savoir, ont été inventés à Lyon, dans le quartier de la Mouche, du côté de Gerland.

Mais je ne sais parquoi, petêtre à cause de ma trogne ou alors à cause de ce ridicule petit chapeau noir que m’avait prêté Guignol, toujours est-il qu’on m’a pris pour un autre….

Remarquez que je ne devrais pas m’en plaindre, attendu qu’on a été aux petits soins pour moi. Même le Merdelion y me fait pas autant des honneurs !

On m’a mis dans une voiture que fesait au moins 20 mètres de long, et pis on m’a promené dans Paris en compagnie de chenuses fenottes qu’étaient déguisées comme des gones que font leur service mirlitaire. Tout le monde m’appelait par des noms plus flatteurs les uns que les autres. Y avait même un ancien ministre français des affaires étrangères que n’arrêtait pas de me donner du « votre excellence ». Petêtre pour faire oublier que le ministre en exercice n’avait pu être présent à cause qu’y s’occupe de réunir la Belgique, à moinsse que ce soit de séparer le Kosovo… J’ai pas tout bien compris.

Comble de bonheur, on ne m’a pas servi de cette buvande dont ses tarabates de parisiens font mine de se régaler et qu’ils nomment Beaujolais nouveau. Mais, revers de la médaille, y avait pas non plus de pots de Côtes à la réception que fut donnée en mon honneur au Ritz.

Ah ! j’allais oublier ! Figurez-vous que la Pauline Carton elle n’habite plus au Ritz ! Si, si, je vous assure, j’ai demandé. J’en ai été un peu déçu à cause que je voulais qu’on chante ensemble le duo des palétuviers roses… Mais bon, ce sera pour une prochaine fois.

C’est par après que les choses se sont gâtées. Tout d’abord y z’ont voulu me garder à coucher à Paris. Seulement c’était pas du tout dans la chambre que la Pauline elle laissait vacante ; c’était dans une sorte de bivouac de campagne, une espèce de tente en grand format qu’avait été dressée dans le parc d’un château des temps anciens d’autrefois. Ensuite y z’ont pas décesser de me tarabuster à propos de contrats que je devais absolument signer avant de repartir : et combien je voulais de rafales pour remplacer mes mirages ? et de quelle couleur je préférai les centrales nucléaires ? …

Enfin y m’ont dit que j’avais rendez-vous le lendemain acque le Parsident de la République que voulait m’entretenir des Droits de l’Homme. C’est à ce moment là que, par tout à coup, j’ai compris : c’est pas tant qu’on me prenait pour un autre ; c’est surtout qu’on me fesait une gandoise !

Pacequ’imaginer que le Sarkozy s’intéresse aux Droits de l’Homme, c’est aussi impossible que de croire que le Gégé Merdelion soit socialisse ! C’est encore plus improbable que la semaine des quatre jeudis.

Sarko, qu’a créé un ministère de l’Identité Nationale à l’esqueprès pour que la maréchaussée s’en vienne expulser de l’école les petits mamis qu’ont des parents que parlent une langue étrangère d’un autre pays ; Sarko, qu’a inventé le dépistage génétique des immigrés que veulent vivre acque leur famille ; Sarko, que s’est précipité pour féliciter Poutine d’avoir gagné des zélections truquées que vont lui permettre de continuer à massacrer les Tchétchènes ; Sarko, acque son Karcher, y serait un défenseur des Droits de l’Homme ???

A coup sûr c’était une gandoise ! Et même une gandoise de mauvais goût. Si tellement que j’ai été soudainement envahi par une violente nostalgie. Y m’a semblé que j’avais la nostalgie du Merdelion ; mais ça devait plutôt être la nostalgie de la colline de la Croix-Rousse, du comptoir du père Coquard et des pots de Côtes…

J’ai donc pris mon cul par l’oreille, je me suis escanné sans demander mon reste et j’ai sauté dans le premier train que partait pour Myrelingues-la-Brumeuse…

Gnafron

Posté par gnafron à 22:23 - Gnafron journaliste - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3   Page suivante »