Le Journal de Gnafron

Gnafron, le compère de Guignol, met son grain de sel dans les affaires publiques. Il ouvre aussi les colonnes de son journal à ses amis de Lyon et d'ailleurs.

08 décembre 2007

C'est où, la Gauche, à Lyon ?

logoCommentant un article du blog de Robert Marmoz (voir lien ci-contre), le camarade Romain Blachier, secrétaire de la section PS du 7ème arrondissement de Lyon, nous explique que les socialisses de son coin sont de centre gauche.
Dans le 6ème arrondissement, la tête de liste du PS affirme, quant à elle, qu’elle se situe au centre-droit.
... C’est dans quel arrondissement qu’ils sont de gauche, les socialisses, à Lyon ?
Si vous avez la réponse, merci de me le faire savoir. Je pourrais petêtre demander l’asile politique dans l’arrondissement en question...  ou, du moins, m’y faire inscrire sur les listes électorales…

Gnafron

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02 décembre 2007

Quand l'Hôpital se fout de la Charité...

Santini_le_pitreA propos de François Bayrou et de la création du MoDem, le pitre André Santini a déclaré : “c’est l’opportunisme érigé en système.

Il est vrai qu’en matière d’opportunisme, Santini en connaît un rayon. Il est même le spécialiste du genre. Mais d’ici à en faire reproche à autrui…

C’est comme si Gérard Collomb reprochait à François Hollande son manque de convictions !

Gnafron

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18 novembre 2007

La presse, l’opinion et le peuple…

presse_de_comptoirVoilà que la presse salariée redécouvre l’existence du peuple !… Enfin, presque…
A l’occasion de la grève des cheminots qui s’opposent à la remise en cause de leurs retraites, la presse salariée fait grand cas de « l’opinion publique » qui, selon les sondages que lui a transmis le gouvernement, serait très mécontente des perturbations engendrées par cette grève.

Ils sont vraiment marioles ces journalistes encartés. Ils s’indignent bruyamment du fait que les grévistes ne respecteraient pas « l’opinion publique »…, mais ils trouvent très naturel que le peuple soit dépossédé de sa souveraineté lorsqu’il s’agit de ratifier le traité européen !

Ainsi, leur prétendu respect de « l’opinion publique » n’a d’égal que leur mépris du peuple.
Voilà qui nous ramène à la monarchie de juillet, où la presse salariée, chantre du Juste-Milieu de Guizot, Thiers et consorts, en appelait à l’opinion contre les revendications sociales des Canuts et répétait à l’envi que « les classes qui vivent uniquement du travail de leurs mains, n’ont point encore acquis assez de lumières pour discerner ce qui convient le mieux à leur intérêt, sans nuire aux intérêts de tous. »
Comme on voit, l’antienne n’est pas nouvelle…
Vivement la République !

Gnafron

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29 octobre 2007

Le fantôme de Staline !

FFrançois Hollande a annoncé ce lundi 29 octobre que les parlementaires socialistes « laisseraient passer le traité simplifié ».

En velà un qui a laissé passer... une bonne occasion de se taire !

Il serait intéressant que le Premier Secrétaire du Ps explique comment les parlementaires « socialistes » vont justifier le fait de ratifier des dispositions expressément rejetées par le peuple souverain…

Faut-il dissoudre le peuple, camarade premier secrétaire ?

Petêtre bien que Staline n'est pas aussi mort que le prétendent les historiens…

Gnafron

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19 octobre 2007

Dissoudre le Peuple ?

Jack_LangUne dépêche AFP, datée de ce vendredi 19 octobre 13 heures, nous apprend que Jack Lang a estimé que l'adoption du nouveau traité européen à Lisbonne était "une bonne nouvelle pour l'Europe" et a souhaité que "le parti socialiste apporte son soutien à ce projet".

Il serait intéressant que M. Lang, député prétendument socialisse, nous explique comment le Parlement pourrait ratifier des dispositions qui ont été clairement désavouées par le peuple souverain lors d'un référendum....J'attends impatiemment les explications de M. Lang, qui, lorsque cela l’arrange, aime à se présenter comme un éminent juriste....

M’est avis que l’élu Lang a fait sienne la phrase prêtée à Staline : « quand le peuple n’est pas d’accord avec le politburo, il faut d’urgence dissoudre… le peuple. »

Vivement qu’on soye en République et pis aussi en démocratie !

Gnafron

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20 mai 2007

Queyranne tacle la gauche

queyrannevallier200507

Dans un interview publié par l'hebdomadaire lyonnais Lyon Capitale, Jean-Jack Queyranne s'en prend ouvertement au PS qu'il accuse de tous les maux.

http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=02&article=1240

Velà que Jean-Jack Queyranne, Président (PS) de la région Rhône-Alpes et aficionados de son homologue poitevine, jette la pierre au PS, lui reprochant même son programme ! Ce faisant, JJQ se répète : il avait en effet tenu des propos analogues en 1993, au lendemain de la défaite de la gauche aux législatives, envisageant même alors de quitter le PS.

La presse a fait grand cas, cette semaine, de la trahison de Kouchner, autre chef de file autoproclamé de la prétendue « rénovation ». Mais, en réalité, ce qui pose problème à la gauche, ce n’est pas tant la trahison de tel ou tel de ses soi-disant « rénovateurs », que les discours de ceux qui, sans avoir rejoint le camp sarkozyen, font profession de « rénover » la gauche en l’acoquinant avec les « centristes » de tous bords (que JJQ appelle désormais « les forces républicaines »).

JJQ n’hésite pas à livrer son nouveau credo : « la valeur travail », « la patrie » (il a oublié le 3ème terme du triptyque, pourtant largement sanctifié par son égérie poitevine : « la famille »). Sur sa lancée, il rejette « l’Etat Providence » et « des syndicats forts »… qui ne sont pas son modèle !

Il serait utile que JJQ dise clairement si dans cette prétendue « rénovation » il y a encore place pour la transformation sociale, le parti pris des défavorisés, la solidarité, la répartition des richesses… On devine déjà que ces valeurs, qui constituent l’essence même de la gauche, ne sont pas dans son modèle !

Gnafron

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18 mai 2007

Rénovateurs et Renégats

Kouchner_marionnetteEt velà ; c’est fait ! Kouchner, chef de file des chantres de l’alliance Gauche-Centre, est ministre du gouvernement de la droite la plus réactionnaire. Velà bien où mène la prétendue « modernité » de ces soi-disant « rénovateurs », de ces « tireurs de ficelles » pour qui la politique est avant tout une affaire de profession.

« La politique, c’est pour ceux qui en vivent ; constatait déjà Vazquez Montalban ; tandis qu’une poignée d’hommes étaient prêts à mourir pour des idéaux qui impliquaient l’ensemble du genre humain. »

Kouchner, figure de proue de l’autoproclamée « gauche moderne », est ministre de Sarkozy. Pour paraphraser Le Canard Enchaîné, on pourrait dire que Sarkozy nettoie la gauche au Kouchner… On pourrait aussi faire écho à Coluche en se souvenant que, depuis longtemps, Kouchner, c’est un tiers-mondiste et deux tiers mondain

Mais, en réalité, on se contrefiche du docteur Kouchner et de ses alcoolytes, Jouyet, Besson et consorts, renégats du même tonneau. Les velà rendus, comme des équevilles, au fond des poubelles de l’histoire…

Ce qui doit en revanche nous interroger ce sont les intentions réelles de ceusses qui, sans avoir rejoint le camp sarkozyen, continuent de faire profession de « rénover » la gauche en l’acoquinant acque les centristes de tous bords. Que deviennent, avec ces prétendus « modernistes », la transformation sociale, le parti-pris des défavorisés, la solidarité, la répartition des richesses… qui sont l’essence et la raison d’être de la gauche ?

Sûr qu’il faudrait que quéqu’un leur pose la question… même si on se doute bien qu’ils ne manqueront pas de répondre à côté…

Gnafron

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25 janvier 2007

L'adjectif et le substantif

gnafron_5Mais non, je vous assure, je n’ai rien contre les socialisses. Enfin, presque rien… Pour vous dire la vérité, je serais même plutôt de ce camp là. Cela ne devrait pas vous surprendre, attendu que ça fait près de deux cents ans que je suis du côté des miséreux, des traîne-savates, des crève-la-faim, de ceusses que ne peuvent pas payer leur loyer et que sont pourchassés par la maréchaussée.

Ce n’est sûrement pas un hasard si le Laurent Mourguet m’a fait naître à Lyon, du temps que s’y développaient des luttes sociales que furent les prémisses du mouvement socialisse.

Tout ça pour vous dire que je n’ai vraiment rien contre le socialisme. Bien au contraire.

La chose que me gêne c’est qu’y me semble que l’adjectif socialisse est devenu bien singulier. Je veux dire que la plupart de ceusses que se l’attribuent au jour d’aujourd’hui ont de moins en moins de lien acque le substantif. Je pourrais donner des exemples que feraient une bonne illustration de la chose ; mais on me reprocherait de citer encore le Gégé Merdelion… Passons donc sur les exemples que ne sont pas à suivre.

Ce n’est quand même pas ma faute à moi si les socialisses y z’ont choisi la Madone du Poitou pour les représenter à l’élection présidentielle. Et ce n’est pas davantage ma faute si la Diva des médias s’ingénie à multiplier si tellement les perles qu’elle pourra bientôt s’en faire un sautoir.

Je ne dis pas que le candidat-ministre de l’intérieur et du désordre social serait un meilleur parsident. Pas du tout. Je suis bien persuadé qu’avec lui tout serait possible. Surtout le pire. Y me semble d’ailleurs que c’est en pensant à lui que la mère Cottivet elle dit tout le temps : « Méfie-toi des bons à rien, y sont capables de tout ! »

Ce qui m’arrangerait vraiment, dans ces temps de modernité, ce serait que les socialisses y arrêtent de faire comme si le socialisme était un gros mot du temps d’autrefois ; un gros mot du temps où les pauvres gensses n’arrivaient pas à payer leur loyer, du temps où des miséreux dormaient dans la rue, du temps où existait le chômage, du temps où les nantis s’enrichissaient sur le dos des ouvriers, du temps où la maréchaussée empêchait les enfants pauvres d’aller à l’école à cause qu’y z’étaient des étrangers d’un autre pays.

Si, des fois, les socialisses y voulaient bien se rappeler du substantif, petêtre qu’on pourrait parler d’autre chose que des perles de la Ségolène, des zécritures approximatives du Merdelion et de leur commune tendance à l’autosatisfaction.

Y paraît que la mode est à la réhabilitation de la grammaire. Y me semble que les socialisses seraient bien inspirés d’y contribuer… en montrant que l’adjectif s’accorde toujours avec le substantif !

Gnafron

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14 janvier 2007

Les bons Camarades !

LDire qu'y se trouve des cogne-mou pour aller penser que mes zécritures pourraient faire du tort aux socialisses !
Z'ont pas besoin de moi les socialisses... y  sont bien assez capables  de se causer du tort sans que j'aie besoin de m'en mêler !
A preuve : Jean-Paul Bret, le maire socialisse de Villeurbannne (seconde ville du Rhône), n'a rien trouvé de plus malin que d'interdire l'accès au repas de Noël des personnes âgées de la commune à son "camarade" Lilian Zanchi, député et conseiller général socialisse du coin.JP_Bret_1
Le Lilian Zanchi a tellement peu goûté d'être privé de repas de Noël, qu'y s'est fendu d'une lettre aux personnes âgées pour les prendre à témoin de cette exclusion "qui bafoue les valeurs démocratiques de notre République."
Encore un socialisse que croit au Père Noël !!!
On pourrait s'imaginer que ce nouvel épisode clochemerlien des guerres pichroc
olines s'explique par le fait que les deux protagonistes appartiennent à des fans-clubs différents au sein du PS... Même pas ! Y sont, l'un et l'autre de fervents aficionados de la Madone du Poitou. Et même qu'y rivalisent de ferveur pour bien montrer leur dévotion à la Pythie des Sondages...
Bien évidemment, à l'occasion des élections présidentielles et de celles que suivront, chacun d'eux ne manquera pas d'appeler les citoyens à faire preuve de civisme, de responsabilité, etcetera, etcetera...

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13 janvier 2007

RECLAME

couverture

Je signale à ceusses que voudraient connaître mes oeuvres (presque) complètes, que les Editions Aléas ont publié récemment un recueil de mes zécritures, acque même un lexique pour les quéques uns que ne parlent pas couramment la langue des canuts.

Y paraît qu'on peut trouver le recueil en question dans toutes les bonnes librairies, et même aussi à la FNAC.
http://www.aleas.fr

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