01 janvier 2008
Question de temps...
"Le temps travaille pour ceux qui se placent hors du temps."
Jacques Yonnet (Rue des Maléfices)
28 décembre 2007
Bicentenaire
La peste soit des hypocrites et des tireurs de ficelles ! Maginez-vous que les bourgeois de tous poils, les assis, agrippés à leur fauteuil de velours, les institutions municipables (et même la mairie de Brindas !) ont décidé de fêter mon bicentenaire.
Au prétexte que mon pepa Laurent Mourguet m’a créé en 1808, tous ces nantis prétendent vouloir me rendre hommage. Mais, comme bien s’accorde, l’hommage qu’y veulent me rendre à l’esqueprès pour l’occasion s’apparente à un éloge funèbre, un dithyrambe nécrologique, un panégyrique posthume, une apologie post-mortem…
Vous allez voir que ces thuriféraires improbables iront jusqu’à vanter mon esprit subversif et iconoclaste… tout en croisant les doigts dans leur dos et tout en évoquant, en leur for intérieur, l’adage selon lequel tous les morts sont de braves types.
Seulement y se trouve que je ne suis pas encore tout à fait mort. Et je m’en vais le leur prouver sans tarder.
Velà certes deux siècles que je mets mon grain de sel dans les affaires publiques, que je brocarde la classe politique en distribuant les coups de bâtons à ceusses que font profession de tirer les ficelles, mais y me semble que ce n’est vraiment pas le moment de rendre mon tablier. Y me semble qu’y a même, plus que jamais, du travail à regonfle pour une marionnette que s’est faite journaliste, à une époque où tant de journalistes se font marionnettes… Et ce n’est pas la perspective des zélections municipables que va m’inciter à me mettre en congé !
Pour bien commencer cette année électorale et de bicentenaire, je vous recommande donc la lecture d’un recueil intitulé Gnafron journaliste, publié aux éditions Aléas. Vous y découvrirez sans doute la raison pour laquelle tous ces beaux messieurs sont si tant pressés de me couvrir de lauriers… en forme de couronne mortuaire.
En attendant la suite, je vous dis à la revoyure.
Tâchez moyen de vous bien porter… et de boire frais, si faire se peut !
Gnafron
21 décembre 2007
Espace Schengen...
Ce 21 décembre, l’Espace Schengen a intégré neuf nouveaux pays de l’Union européenne.
Lyrique, le chancelier autrichien a salué l’événement en évoquant “des frontières libres dans une Europe libre…”.
Sauf que les frontières n’ont évidemment pas disparu pour tout le monde….
“Les vraies frontières, ce sont celles qui parquent les pauvres loin du gâteau.”
Manuel Rivas Le crayon du charpentier
“La suppression des contrôles aux frontières intérieures, ainsi que la mise en place d’une surveillance renforcée aux frontières extérieures, autorisent les riches à se promener chez les riches, confortablement entre soi, s’ouvrant plus grand les bras pour mieux les fermer aux pauvres qui, supérieurement bougnoulisés, n’en comprennent que mieux leur douleur. ”
Jean Echenoz Je m’en vais (prix Goncourt 1999)
20 décembre 2007
Revelà les Canuts (suite)
Ben mes belins, quelle claque ! J’en connais un dans son bureau de l’Hôtel de Ville que doit faire une drôle de tête.
Maginez-vous que les gones et fenottes de gauche, dont je vous parlais avant-hier, ont fait mordre la poussière au Gégé Merdelion.
Y z’avaient appelé leurs camarades socialisses à ne pas valider les listes que Gégé 1er leur demandait de ratifier. Résultat : plus de 60% des militants socialisses n’ont pas pris part au vote. Une fois décompté les bulletins blancs et les votes contre, seuls 20% des socialisses lyonnais ont voté en faveur des listes proposées par le Gégé.
Cerise sur le gâteau, dans le 6ème arrondissement, la liste destinée à accompagner la dame Giovacchini, qui se réclame du centre-droit, a été désavouée.
Quand je vous disais que la démarche de ces gones et fenottes devrait amener le Gégé à remettre ses idées à l’endroit…
Y ne reste plus qu’à espérer que le Gégé, abandonnant sa posture de Machiavel de sous-préfecture, veuille bien se donner la peine d’écouter ceusses qu’ont du bon sens et qui n’ont que le tort de refuser de se faire courtisans.
Mais c’est pas gagné !
Gnafron
18 décembre 2007
Revelà les Canuts...
C’est vrai qu’à Lyon, on a le Beaujolais Nouveau et le Gégé Merdelion. Mais pas que… On a aussi, et c’est heureux, le Rhône et la Saône, la colline de la Croix Rousse et les pots de Côtes. On a surtout la mémoire des Canuts que se sont battus pour faire respecter ceusses que ne sont pas du côté du manche, pour défendre ceusses que n’appartiennent pas à la camarilla que fait profession de tirer les ficelles.
D’après ce que me dit mon voisin du cintième, y a aujourd’hui à Lyon un groupe de gones et de fenottes que n’ont pas oublié les Canuts et que s’apprêtent à le faire savoir à l’actuel locataire de l’Hôtel de Ville. Y veulent lui faire comprendre qu’on ne peut pas se prétendre de gauche et agir tout de l’autre côté. En velà des braves gones et fenottes !
Ça me fait souvenance que les Canuts disaient au Louis-Philippe de l’époque : Si tu tiens à te dire monarque républicain, faudrait voir à ne pas commencer par t’asseoir sur les institutions républicaines !
M’est avis que le Louis-Philippe Collomb y va être un peu surpris par la démarche, attendu que ça fait belle lurette qu’y ne supporte pas qu’on ose le contredire. Ça va lui faire comme un coup de tavelle sur le coqueluchon. Mais petêtre que ça va l’aider à se remettre les idées à l’endroit…
Je vais tâcher moyen de suivre ça acque la plus grande attention.
En attendant, braves gones et fenottes, je vous pète la miaille !
Vive la Sociale !… et la vogue de la Croix Rousse !
Gnafron
PS: les gones et fenottes que s'agit, y z'ont décidé de s'opposer aux listes que le Gégé a concoctées en catimini dans son coin acque ses alcoolytes. Mais vous en saurez plus en allant sur leur blog que s'appelle Nouveau PS et dont vous trouverez le lien dans la colonne de droite ci-contre.
17 décembre 2007
Escapade parisienne
Maginez-vous que ce mercredi 12 décembre, j’étais monté à la capitale, rapport au Gégé que m’avait envoyé au Palais du Sénat du Luxembourg voir si, des fois, il y était pas.
Comme j’étais arrivé en avance et qu’y ne pleuvait pas encore tout à fait, j’ai voulu allez arreluquer les Bateaux Mouche qui, comme chacun se devrait de le savoir, ont été inventés à Lyon, dans le quartier de la Mouche, du côté de Gerland.
Mais je ne sais parquoi, petêtre à cause de ma trogne ou alors à cause de ce ridicule petit chapeau noir que m’avait prêté Guignol, toujours est-il qu’on m’a pris pour un autre….
Remarquez que je ne devrais pas m’en plaindre, attendu qu’on a été aux petits soins pour moi. Même le Merdelion y me fait pas autant des honneurs !
On m’a mis dans une voiture que fesait au moins 20 mètres de long, et pis on m’a promené dans Paris en compagnie de chenuses fenottes qu’étaient déguisées comme des gones que font leur service mirlitaire. Tout le monde m’appelait par des noms plus flatteurs les uns que les autres. Y avait même un ancien ministre français des affaires étrangères que n’arrêtait pas de me donner du « votre excellence ». Petêtre pour faire oublier que le ministre en exercice n’avait pu être présent à cause qu’y s’occupe de réunir la Belgique, à moinsse que ce soit de séparer le Kosovo… J’ai pas tout bien compris.
Comble de bonheur, on ne m’a pas servi de cette buvande dont ses tarabates de parisiens font mine de se régaler et qu’ils nomment Beaujolais nouveau. Mais, revers de la médaille, y avait pas non plus de pots de Côtes à la réception que fut donnée en mon honneur au Ritz.
Ah ! j’allais oublier ! Figurez-vous que la Pauline Carton elle n’habite plus au Ritz ! Si, si, je vous assure, j’ai demandé. J’en ai été un peu déçu à cause que je voulais qu’on chante ensemble le duo des palétuviers roses… Mais bon, ce sera pour une prochaine fois.
C’est par après que les choses se sont gâtées. Tout d’abord y z’ont voulu me garder à coucher à Paris. Seulement c’était pas du tout dans la chambre que la Pauline elle laissait vacante ; c’était dans une sorte de bivouac de campagne, une espèce de tente en grand format qu’avait été dressée dans le parc d’un château des temps anciens d’autrefois. Ensuite y z’ont pas décesser de me tarabuster à propos de contrats que je devais absolument signer avant de repartir : et combien je voulais de rafales pour remplacer mes mirages ? et de quelle couleur je préférai les centrales nucléaires ? …
Enfin y m’ont dit que j’avais rendez-vous le lendemain acque le Parsident de la République que voulait m’entretenir des Droits de l’Homme. C’est à ce moment là que, par tout à coup, j’ai compris : c’est pas tant qu’on me prenait pour un autre ; c’est surtout qu’on me fesait une gandoise !
Pacequ’imaginer que le Sarkozy s’intéresse aux Droits de l’Homme, c’est aussi impossible que de croire que le Gégé Merdelion soit socialisse ! C’est encore plus improbable que la semaine des quatre jeudis.
Sarko, qu’a créé un ministère de l’Identité Nationale à l’esqueprès pour que la maréchaussée s’en vienne expulser de l’école les petits mamis qu’ont des parents que parlent une langue étrangère d’un autre pays ; Sarko, qu’a inventé le dépistage génétique des immigrés que veulent vivre acque leur famille ; Sarko, que s’est précipité pour féliciter Poutine d’avoir gagné des zélections truquées que vont lui permettre de continuer à massacrer les Tchétchènes ; Sarko, acque son Karcher, y serait un défenseur des Droits de l’Homme ???
A coup sûr c’était une gandoise ! Et même une gandoise de mauvais goût. Si tellement que j’ai été soudainement envahi par une violente nostalgie. Y m’a semblé que j’avais la nostalgie du Merdelion ; mais ça devait plutôt être la nostalgie de la colline de la Croix-Rousse, du comptoir du père Coquard et des pots de Côtes…
J’ai donc pris mon cul par l’oreille, je me suis escanné sans demander mon reste et j’ai sauté dans le premier train que partait pour Myrelingues-la-Brumeuse…
Gnafron
13 décembre 2007
Tactique Royal(e)
Comme presque plus personne ne croit que Gégé Collomb soit socialisse, ou de gauche, et comme les sondages ne lui sont pas aussi favorables que le prétend le fidèle Lyon Mag, le Merdelion a trouvé une parade infaillible pour gagner les zélections municipables. Son talisman (qui ressemble un peu à la médecine du docteur Coué) consiste à répéter matin et soir, en tout lieu et toute circonstance : “les électeurs de gauche voteront pour moi pour faire barrage à Perben-Millon.”
Y faut reconnaître que c’est une trouvaille géniale.
Ça coûte pas cher, et en plus, comme chacun sait, ça marche à tous les coups. A preuve : c’est sur le même argument que Ségolène Royal a été élue Présidente de la République… justement pour faire barrage à Sarko l’extrémiste.
Quel stratège, ce Gégé !
Gnafron
09 décembre 2007
Socialiste, mais...
Les socialisses du 7ème arrondissement de Lyon sont du “centre-gauche” ; c’est le camarade Romain Blachier, secrétaire de la section locale du PS qui l’affirme.
La tête de liste du PS dans le 6ème arrondissement est du “centre-droit” ; c’est l’intéressée elle-même, Heidi Giovacchini, qui le proclame.
Quant à Gérard Collomb, il est “socialiste, mais…” ; c’est Gégé 1er lui-même parsonnellement qui l’explique sur son blog.
“Socialiste, mais… de tradition saint-simonienne” ; précise le Merdelion. Contrairement à ce que prétendent d’aucuns, cela n’a rien à voir avec les tarabates qui se disent “marxistes, mais… de tendance Groucho”.
Pour les ceusses qu’ont la mémoire oublieuse, on rappellera que la tradition saint-simonienne fait référence à Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon, un aristocrate du XIX° siècle, défunté en 1825. Les mauvaises langues ne manqueront sans doute pas de faire observer que la modernité du “rénovateur” Collomb ne date pas d’hier…
Mais au lieu de se gausser, y feraient mieux de relire le petit Robert Larousse. Y z’apprendront que les zécritures du comte de Saint-Simon sont considérées comme des théories présocialistes. Et toc ! velà pour les moqueurs, les ignares et les ceusses qui ne croient pas que le Gégé est socialisse !
Le Gégé il est si tellement socialisse qu’il est même socialisse d’avant le socialisme. Il est un socialisse du temps où personne n’avait encore pensé à inventer le socialisme.
C'est vous dire s'il est socialisse, le Gégé ! Jaurès et les autres n’ont qu’à aller se rhabiller !
Gnafron
08 décembre 2007
C'est où, la Gauche, à Lyon ?
Commentant un article du blog de Robert Marmoz (voir lien ci-contre), le camarade Romain Blachier, secrétaire de la section PS du 7ème arrondissement de Lyon, nous explique que les socialisses de son coin sont de centre gauche.
Dans le 6ème arrondissement, la tête de liste du PS affirme, quant à elle, qu’elle se situe au centre-droit.
... C’est dans quel arrondissement qu’ils sont de gauche, les socialisses, à Lyon ?
Si vous avez la réponse, merci de me le faire savoir. Je pourrais petêtre demander l’asile politique dans l’arrondissement en question... ou, du moins, m’y faire inscrire sur les listes électorales…
Gnafron
03 décembre 2007
Fier comme un Bar Tabac !!!
L’autosatisfaction, dont Gégé 1er fait preuve en toutes occasions, vient de trouver un nouveau prétexte à se manifester bruyamment. Y paraît, à en croire le blog du Merdelion, que Lyon aurait été primée à Londres pour l’amélioration de son paysage urbain.
Sûrement que les Londoniens, qui pour la plupart n’habitent pas à Lyon, ont été emballés par les cartes postales qui illustrent si avantageusement le blog du Merdelion !
Mais c’est bien dommage qu’il n’y ait pas de prix international pour la lutte contre la saleté des espaces publics… Petêtre que ça aurait incité notre municipalité et le Grand Lyon à entretenir les rues de la ville. Venez donc voir par vous-mêmes l’état de l’ovrage sur les Pentes de la Croix-Rousse… C’est à tomber à la renverse !
Comme disait Gilles Buna, quand il était maire du 1er arrondissement : “le Christ s’est arrêté à Eboli et l’entretien des rues s’arrête Place de la Comédie…” Ce qu’il pouvait être drôle, le Buna, du temps qu’il était de gauche !
Gnafron
